Mis à jour le 24/03/2022

Fondée en 2006, ERAI Turquie est une société de conseil en développement et gestion d’entreprise qui assiste et guide les entreprises souhaitant s’implanter sur le marché turc. Notre cabinet francophone est devenu le 1er choix des entreprises françaises sur le marché turc (+ de 20 salariés). Nous sommes le 1er facilitateur privé & 1er incubateur proposant une gamme de services sur mesure dans deux domaines d’activité : Business Development (Validation des marchés, Recherche de partenaires, Gestion Back-Office, Assistance, Création de filiale, Ouvrir un bureau commercial, Hébergement V.I.E. & Location de bureaux…) & Business Management (Création d’entreprise (personne morale), Gestion des activités commerciales (juridique, comptabilité, achats, administrative…etc.), Recrutement & Chasseur de tête, Portage salarial, Bureaux virtuels…).

Les solutions d’ERAI Turquie incluent des fonctionnalités complètes et simples qui permettent à votre entreprise de réussir à se développer efficacement sur le marché turc. En tant qu’acteur local, nous agissons en fonction de vos besoins et attentes, afin de vous conseiller et accompagner de A à Z dans vos tous vos projets.

 

Secteurs porteurs

Quels sont, selon vous, les secteurs porteurs en Turquie ?

Pour commencer, l’agriculture est l’une des principaux secteurs de porteurs de la Turquie. En effet, grâce à son climat favorable et ses terres fructueux, le pays est l’un des 8 pays au monde à être autosuffisant. La Turquie est également le premier producteur de la région du Moyen-Orient et compte parmi les principaux producteurs agricoles mondiaux. De grandes multinationales ont d’ailleurs leurs usines de fabrication en Turquie, à l’image de Nestlé, Unilever et Mondelez. Parmi les entreprises françaises présente dans le pays, on pourrait citer Carrefour, Danone, Lactalis, Lesaffre, Fromageries Bel, etc.

On y trouve aussi le secteur de l’industrie militaire qui s’est fortement développé ces dernières années. ASELSAN, une entreprise produisant des systèmes de communication et de défense électronique s’est fortement développée ces dernières années. La société mène différents projets au niveau national et international, elle a par exemple récemment signé un contrat d’exportation de 118 millions d’euros avec un clients internationaux

Le secteur de l’automobile fait également partie de la liste. Malgré le ralentissement du marché automobile du fait de la pandémie, la Turquie a été l’un des pays à être le moins touché grâce à son emplacement idéal entre l’Europe et l’Asie, représentant ainsi un lieu privilégié pour la délocalisation des centres de productions. On pourrait d’ailleurs citer Ford qui a récemment investit 2 milliards d’euros pour le lancement de la production de véhicules commerciaux dans le pays. Le département R&D de la société situé en Turquie est d’ailleurs l’un des 3 plus grands centres au monde. Le groupe automobile français a également des infrastructures à Bursa pour la fabrication de ses modèles de voiture.

Il n’est pas sans dire que le secteur du textile est toujours l’un des secteurs les plus importants de la Turquie, depuis maintenant plusieurs années. En effet, la Turquie se classe au 4ème rang parmi les producteurs mondiaux et est le 2ème fournisseur de l’Europe, derrière la Chine. Disposant de larges ressources en matière première, avec une finition de haute qualité et de prix compétitifs, ce sont dans les usines nationaux que produisent les grandes marques tels que le Zara, Topshop, Nike, Gap, Massimo Dutti, etc.

 

Impacts de la Covid-19

Quels sont les impacts de la crise sanitaire sur le marché turc?

Les autorités turques ont annoncé de nouvelles mesures pour la période du 17 au 31 mai dans le cadre d’une normalisation progressive au regard du contexte sanitaire :

  • Couvre-feu du lundi au samedi de 22h00 à 5h00 et confinement total, le dimanche.
  • Les déplacements interurbains font l’objet de restrictions pendant les heures de couvre-feu.
  • Reprise partielle de l’activité économique, en semaine.

Malgré l’impact négatif de la pandémie de Covid-19 sur la santé et l’économie mondiales, la Turquie a été l’un des rares pays à afficher une croissance en 2020, poussant ainsi les organisations internationales à réviser leurs prévisions de croissance pour le pays en 2021. Alors que la pandémie a durement frappé l’économie mondiale l’année dernière, l’économie turque, contrairement aux attentes, a enregistré une croissance de 1,8 % de son produit intérieur brut (PIB). Outre la Chine, la Turquie faisait partie des quelques pays ayant vu leur activité économique s’accroître au cours de l’année passée.

Selon les analyses des économistes, les exportations turques au premier trimestre de cette année ont affiché une solide performance, en hausse de 17,3 % à 50,2 milliards de dollars, signalant ainsi une nouvelle année de croissance.

 

Pratique des affaires

Quels sont, selon vous, les erreurs à ne pas commettre dans le cadre de la pratique des affaires ?

L’une des premières erreurs à éviter à tout prix sont les discussions portant sur la politique et la religion. En effet, même si la religion dominante dans le pays est l’Islam, la Turquie est un pays laïque et multiethnique.

  • Préférez les discussions concernant le football et l’alimentation lors des premières discussions afin de créer une ambiance conviviale pour éviter d’entrer directement dans les négociations.
  • Si vous remarquez que vos partenaires turcs cherchent à bâtir une relation amicale avec vous, évitez d’être réservé. En effet, les Turcs sont des personnes chaleureuses qui cherchent à créer des relations de confiance sur le long terme. Il est tout à fait normal que votre partenaire turc vous invite à diner avant même la conclusion d’une affaire.
  • Lors des premiers contacts, il est recommandé d’être précis sans donner trop de détails. Même si les Turcs ont l’habitude de travailler au dernier moment, il ne faut pas hésiter à les relancer régulièrement pour assurer un bon suivi des affaires et leur répondre aussi rapidement.
  • Le premier critère de sélection pour les Turcs est le prix : veillez à bien argumenter les avantages compétitifs de vos produits qui justifient le prix, détailler les coûts, etc.
  • Ne précipitez pas les négociations et prenez votre temps, les Turcs aiment discuter avant la concrétisation d’une affaire. De même, évitez de commencer par votre meilleure offre puisque les Turcs ont l’habitude de toujours plus négocier.

 

Forces et faiblesses de la Turquie

Forces Faiblesses
  • Une main d’œuvre qualifiée et peu chère. Les ingénieurs sont d’ailleurs très bien formés et moins chers qu’en Europe.
  • Les entreprises turques ont une capacité́ d’adaptation à la demande ainsi qu’une forte réactivité́.
  • La Turquie est le pays faisant le lien entre l’Europe et l’Asie, elle dispose ainsi d’une bonne situation géographique et sert de hub régional.
  • À 3h de Paris, de Moscou, et de l’Iran, la Turquie est située au croisement de 4 cultures : Européenne, Russe, Iranienne et Arabe.
  • Les produits manufacturés sont conformes aux standards européens et sont connus pour leur très bonne qualité.
  • Un accord douanier avec l’UE existe depuis 1996.
  • 20 % de la population, de majorité jeune et urbaine, a un pouvoir d’achat européen et est ouverte aux nouveautés.
  • Des partenariats performants ont été conclus dans le secteur automobile (Renault, Ford), technologie (Huaweï), agroalimentaire (Nestlé Mondelez, Unilever), etc.
  • La zone européenne est la première zone d’import et d’export pour la Turquie. La Turquie est d’ailleurs le 7ème fournisseur et 5ème client de l’UE et le 25ème importateur mondial.
  • Les différences géopolitiques du pays concernant la région avec ses alliés occidentaux. Cependant, il existe toujours des liens économiques, une volonté d’échange et d’amélioration des relations entre les états.
  • Malgré la relance économique post-COVID-19, la lire s’est fortement déprécié ces derniers trimestres impactant ainsi le pouvoir d’achat des citoyens turcs menant à des augmentations de l’inflation (16,3% en 2018 contre 12,6% en 2020).
  • La croissance de la dette publique est passé de 30,2% en 2018 à 41,7% en 2021.