Mis à jour le 27/05/2021

Présentation de Stradex International

Actif dans le secteur agroalimentaire, Stradex International est spécialisé en stratégie d’entreprise, en développement commercial et en ouverture et consolidation de marchés à l’exportation.

Les services sur-mesure proposés par Stradex International répondent à l’ensemble de vos besoins sur les marchés du Benelux grâce, notamment, à des études de marchés personnalisées, un soutien commercial et/ou la mise en place d’actions de communication.

Avec presque 20 ans d’expériences professionnelles dans l’accompagnement des entreprises agroalimentaires à l’export, notre savoir-faire s’est construit sur le terrain. Nous comprenons l’ensemble des contraintes rencontrées par les entreprises dans leurs démarches à l’exportation : besoin humain, soutien commercial, adaptation produit difficile, pratique des langues étrangères, manque de temps, méconnaissance des cultures d’affaires étrangères, incompréhension des démarches administratives, etc.

Nous sommes capables de travailler avec des délais courts, dans des environnements exigeants grâce à de solides compétences organisationnelles, sectorielles et un réseau international développé, nous sommes votre partenaire adéquat pour répondre à vos besoins de croissance.

Quels sont, selon vous, les secteurs porteurs en Belgique

La Belgique est un producteur important de produits gourmets et s’appuie sur un héritage culturel et une histoire gastronomique forte comme en témoigne les nombreux plats traditionnels. En plus de ces habitudes ancrées de longue date dans la culture du pays, de nouvelles tendances se font sentir.

  • Le Bio et les produits « sans »

Les consommateurs dépensent toujours plus pour les produits bio, en 2018, 95% des Belges ont acheté au moins une fois un produit bio, contre 90% en 2017. Entre 2009 et 2018, les dépenses bio ont doublé en Flandre et triplé en Wallonie, avoisinant les 540M € en Belgique l’an dernier. Le marché des produits bio ne représente encore que 3,9% du marché des produits alimentaires et a encore une énorme marge de croissance notamment dans la production de lait, de viande, de céréales et de fruits et de légumes biologiques.

Notons que les principaux distributeurs de produits bio sont les supermarchés (39%) qui perdent néanmoins du terrain face aux magasins spécialisés (32%).

Le marché des produits « sans » (sans sel, sans gluten, sans conservateurs…) est lui aussi en pleine croissance. L’ensemble des acteurs du secteur alimentaire s’accordent à dire que, malgré une croissance annuelle souvent à deux chiffres, le marché du « sans » reste encore un marché de niche pour lequel il est encore difficile d’obtenir des chiffres précis. Par ailleurs c’est surtout le « sans gluten » qui tire le secteur. Selon les derniers chiffres disponibles, le marché des produits sans gluten représente 8,74M €. En 10 ans, les dépenses destinées à des produits sans gluten ont augmentées de plus de 50% en Belgique.

  • Les solutions « on-the-go” et convenience

Les solutions de consommation « on-the-go » sont en croissance. Dans 45% des cas, le consommateur belge ne dîne pas chez lui mais plutôt au travail ou à l’extérieur. Pour les personnes dont le niveau de vie et le niveau de diplôme est plus élevé, notamment en Flandre, cette proportion s’élève à 50% en moyenne. Cela souligne l’importance des marchés de la restauration rapide ou à emporter mais aussi celui de la restauration collective qui peine à rivaliser malgré son poids. Les relais de croissance pour la restauration collective restent néanmoins importants, notamment avec la restauration thématique ou la restauration dans les gares et aéroports.

Quand il cuisine, le consommateur belge préfère aussi les solutions économiques en temps de préparation. Il va, par exemple, apprécier les morceaux de viande facile à découper à l’épaisseur souhaitée, qui offrent beaucoup de déclinaisons possibles et qui cuisent assez rapidement. De même, le consommateur belge privilégie les plats semi-préparés sur-mesure avec des ingrédients séparés en petites portions qui lui permettent de réaliser son rituel de préparation personnalisé. Pour autant la qualité doit être au rendez-vous et les viandes trop grasses, trop saignantes ou trop transformées ne suscitent pas l’enthousiasme.

  • Les produits Vegan et végétaux

Les consommateurs belges de produits vegan ne représentent encore que 1,6% de la population belge mais l’ensemble de la grande distribution, qui s’adapte à cette tranche de la population, constate un intérêt croissant pour ce type de produits. En effet, chez Carrefour Belgique (n°3 de la grande distribution) la vente d’alternatives à la viande est en hausse de 25%, tandis que les produits bios ont grimpé de 40% alors qu’en 2018, Delhaize (n°2 de la grande distribution) a vu augmenter ses ventes de produits végans de +25% et les produits végétaux, comme le lait de soja, de +30%.

Selon certaines études récentes, environ 26% des Belges envisagent de commander des produits vegan plus souvent qu’il y a cinq ans. Même constat du côté des alternatives végétales qui constituent certes également un marché de niche, mais les marques et les chaînes de supermarchés y voient de nombreuses opportunités. De fait, 16 % des clients de Colruyt (n°1 de la grande distribution) achètent occasionnellement un produit de la gamme végétarienne et l’enseigne prévoit un élargissement de sa gamme.

Quasiment la moitié des Belges (44%) ont réduit leur consommation de viande. Au total, 16% de la population mange des plats végétariens puisque 7% se déclarent végétariens, et 9% “flexitariens”, c’est-à-dire végétarien à temps partiel. Une augmentation qui est surtout remarquable en Wallonie, où le pourcentage de végétariens a doublé, faisant disparaitre l’écart avec la Flandre.

Quels sont les erreurs à ne pas commettre dans le cadre de la pratique des affaires?

  • La Belgique n’est pas une extension de la France

Du point de vue français, la Belgique est souvent considérée comme majoritairement francophone. Certes le sud du pays et Bruxelles sont bel et bien francophones mais la Belgique est surtout un pays néerlandophone à presque 60%. Si le marché francophone belge du food présente de fortes similitudes avec son homologue français, ce n’est pas le cas pour la partie néerlandophone au nord du pays.

Au nord comme au sud du pays, Les habitudes de consommation sont bel et bien différentes ; grammage des plats, durée des repas, composition des repas, etc.

  • Confidentialité assez forte

La surface de la Belgique est 20 fois plus petite que celle de la France. Le marché du Food est donc très étroit et, de manière générale, l’ensemble des acteurs (grande distribution, importateurs, foodservice, …) se connaissent et chacun est rapidement au courant des conditions commerciales obtenues entre un importateur et son concurrent. Veillez donc à ne jamais court-circuiter un de vos partenaires et gardez une cohérence dans vos tarifs, peu importe l’importance commerciale de votre interlocuteur.

  • Sous-estimer le conflit linguistique et prendre parti

Le flamand n’est pas une langue régionale, il est la plus parlée (58%) des trois langues nationales belges. Cependant, la langue flamande est très proche du néerlandais mais la Flandre n’est pas une copie des Pays-Bas.

Les Flamands sont très fiers de leur région qui connaît une croissance économique impressionnante depuis une cinquantaine d’années. Un courant politique flamand revendique régulièrement l’éclatement de la Belgique et de l’indépendance de la Flandre. Vous serez sans doute frappé de la vigueur de certains échanges entre Flamands et Francophones, et également par la proportion souvent majoritaire de dirigeants flamands au sein des entreprises belges. Le « conflit linguistique » peut générer des propos particulièrement violents mais les Français sont considérés comme de purs étrangers, ce qui leur permet largement d’échapper à ces rivalités linguistiques.

  • Etre trop extraverti

Les réunions se déroulent souvent de façon très différente dans les entreprises. Les Belges, de façon générale, laissent leurs interlocuteurs s’exprimer, ne les coupent pas à tout propos et s’écoutent mutuellement. Vous serez peut-être également surpris du faible nombre de questions qui seront posées par les participants au cours des réunions. N’ayez crainte, cela ne témoigne pas d’un manque d’intérêt, mais plutôt d’un respect vis-à-vis de l’orateur. Vos interlocuteurs reviendront vers vous, si nécessaire, après la réunion. La durée des réunions peuvent également fortement varier entre le nord (parfois très courte) et le sud du pays (plus longue).

  • Mal interpréter le tutoiement

On se tutoie très facilement en Belgique et souvent dès la première rencontre. Ne tombez pas dans le piège d’une fausse complicité, en vous laissant aller à trop de convivialité et à des familiarités, car les relations restent, bien entendu, très professionnelles.

  • Au pays du compromis

On préfère en Belgique discuter et trouver une solution qui rassemble, même si parfois les compromis aboutissent à des accords complexes à mettre en œuvre… Le compromis prime sur l’affrontement. Cela s’applique bien évidemment au monde de l’entreprise. Prenez le temps de recueillir les différents points de vue et de trouver si possible une solution de type consensuelle. Dans tous les cas, veillez à bien expliquer votre décision.

Quelle est la situation du pays Post-Covid ?

La crise de la covid-19 a durement touché l’économie belge. Si 7 Belges sur 10 n’ont perdu « que » 10% de leur salaire depuis un an, certains secteurs, comme le secteur CHR et tous les acteurs qui en dépendent, ont été touchés de plein fouet par la crise. Seule la grande distribution semble avoir profité de la crise et présente une croissance du chiffre d’affaires de 20% pour certains.

Selon certains économistes belges, même si le pays devrait renouer avec la croissance dès 2021, le pays mettra plus de 10 ans à atteindre son niveau économique d’avant la crise. Les chiffres du FMI (Perspectives économiques mondiales, avril 2021) prévoient pour l’économie belge, une progression du PIB de 4,0 % en 2021 et de 3,1 % en 2022 alors que l’OCDE, dans ses perspectives économiques du 1er décembre 2020, estimait la croissance du PIB belge pour 2021 à +4,7 %.

Dans ses prévisions d’hiver (février 2021), la Commission européenne envisage une croissance du PIB belge de 3,9 % en 2021 et de 3,1 % en 2022.

Forces et faiblesses de la Belgique?

Forces

  • Bonne infrastructure logistique et circuits de distribution
  • La France est un partenaire historique solide
  • Image de qualité des produits français
  • Pouvoir d’achat élevé
Opportunités

  • Les Belges recherchent constamment des nouvelles saveurs
  • Reconnaissance des labels français de qualité
  • Présence importante de la distribution française
  • Une proximité linguistique et culturelle
Faiblesses

  • Une distribution 12 à 15% plus chère que les pays limitrophes
  • Une offre française considérée comme chère
  • Un marché mature et parfois saturé
Menaces

  • Influence du « manger local »
  • Concurrence internationale très agressive
  • La crise du Covid-19 assomme le CHR

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