Mis à jour le 09/07/2020

En fortes croissances, les exportations de marchandises de la Roumanie s’élevaient à 79,6 Mds$ en 2018, contre 97,7 Mds$ d’importations,

pour un déficit de 18,1 Mds$, sachant que le marché intracommunautaire pèse ~ 75 % des échanges de marchandises du pays.

Le pays est toutefois un exportateur net de services commerciaux avec 26,6 Mds$ d’exportations contre 16,8 Mds$ d’importations.

Infographies : 

  • Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec la Roumanie depuis 2016
  • Top 20 des échanges sectoriels de marchandises de la Bretagne avec la Roumanie en 2016 vs 2019

Un boom porté par les échanges internationaux

Si la France représente la 3e destination des exportations roumaines (soit 7 %, derrière l’Allemagne à 23 % et l’Italie à 11 %), elle n’est “que” son 6e fournisseur (avec 5 % des parts de marché, soit loin derrière l’Allemagne à ~ 20 % et l’Italie à 9 %).

La Roumanie affiche des croissances solides à la fois en tant que destination des exportations françaises, dont elle est le 23e client, et en tant que fournisseur, le pays figurant au 26e rang au coude-à-coude avec la Hongrie, pour une balance commerciale relativement équilibrée, fluctuant entre – 0,2 Md€ et + 0,1 Md€ depuis 4 ans.

Membre de l’UE depuis 13 ans, la Roumanie est située au croisement de plusieurs axes régionaux stratégiques et représente l’une des économies les plus dynamiques d’Europe centrale et orientale mais son boom a commencé à s’estomper depuis 2 ans malgré l’apport de fonds européens et les mesures destinées à stimuler la consommation des ménages, le pays demeurant par ailleurs l’un des plus pauvres d’Europe.

Selon les prévisions émises par le FMI mi-avril 2020, l’émergence du Coronavirus devrait faire tomber la croissance du PIB à – 5 % en 2020 avant une remontée attendue à 3,9 % en 2021 (contre – 6 % et + 4,2 % anticipés par la CE, et – 3 % et + 3 % par la BERD).

Vigilance sur les industries et les services

Relativement autonome en matière d‘Hydrocarbures, l’économie roumaine devrait souffrir des impacts de la pandémie sur son Industrie, par ailleurs diversifiée, qualifiée et compétitive aussi bien dans la Métallurgie que dans l’Automobile ou la Construction, mais aussi sur ses Services, en particulier:

  • le Commerce,
  • les Transports,
  • l’Hôtellerie,
  • la Restauration
  • et le Tourisme, en plein boom.

Soumises aux contractions de la demande européenne, les Machines et l’Automobile sont des postes d’exportation et d’importation clés pour la Roumanie.

Vient ensuite la Métallurgie, dont les échanges sont dynamiques avec l’Allemagne et l’Italie, puis l’Agroalimentaire, les Textiles, principalement échangés avec l’Italie, et enfin la Plasturgie et la Chimie, dont l’Allemagne est le 1er client.

Si l’Agriculture reste importante pour le pays, c’est avant tout le Numérique qui affiche un essor notable, en particulier à l’export.

Un marché peu ciblé par la Bretagne

Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec la Roumanie depuis 2016

 

Source : Douane française

Bien que sa contribution soit relativement faible tant pour les exportations que les importations françaises, la Région a des échanges équilibrés avec la Roumanie.

Celle-ci ne pèse que ~ 0,7 % des échanges régionaux mais elle a progressé pour atteindre le 26e rang en tant que partenaire de la Bretagne en 2019.

Alors que les échanges bretons progressent dans l’Automobile, les produits de la Plasturgie & caoutchoucs, la Métallurgie, les Viandes ou la BVP, d’autres marchés excédentaires comme l’Alimentation animale, les Produits de Beauté, la Pharmaceutique ou la Mécanique ont perdu du terrain.

La demande bretonne en Électronique, en Mode, en Mobilier et en Construction navale a augmenté en parallèle.

Source : Douane française

 

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