Mis à jour le 01/10/2026

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Avec plus de 21 millions de porcs et environ 10,3 millions de bovins, l’Allemagne figure parmi les premières puissances européennes de l’élevage.
Malgré une restructuration en cours du secteur, la production animale demeure un pilier central de l’agriculture allemande et un marché de référence à l’échelle européenne.

Face aux exigences croissantes en matière de bien‑être animal, de durabilité, de qualité et de performance économique, les acteurs allemands de l’élevage portent une attention accrue aux solutions, technologies et services innovants, notamment dans les domaines de la santé animale, de la nutrition, de la génétique et des équipements spécialisés.

C’est sur ce thème que sont intervenues Patricia TRGO et Marie DUPONCHEL, Chargées de développement au sein de Business France en Allemagne, à l’occasion d’un webinaire organisé à destination des entreprises bretonnes.

Ce webinaire a permis de mieux comprendre la structure et les dynamiques de la filière allemande, d’identifier les attentes spécifiques du marché et d’adapter l’offre et la démarche pour réussir son développement.

 

Que faut-il retenir ?

 

Retour de Karen BERLAN LHERBETTE  – Chargée de projets

” Le marché allemand reste un marché d’élevage majeur, mais il se transforme.

L’Allemagne conserve des volumes très importants en porc, lait, bovin et volaille, malgré une baisse du nombre d’élevages et, dans plusieurs filières, des cheptels. La tendance de fond est claire : moins d’exploitations, mais des exploitations plus grandes et plus productives.

Quelques repères :

  • Porc : 20,9 M de porcs ; forte concentration en Basse-Saxe et Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
  • Lait : 3,6 M de vaches laitières ; forte productivité, avec 9 445 kg de lait/vache en moyenne en 2025.
  • Bovin : 10,3 M de têtes ; cheptel en recul d’environ 18 % sur 10 ans.
  • Volaille : 167,3 M de têtes ; consommation de volaille à un niveau record en 2025.

Conséquence commerciale : il faut moins raisonner uniquement en nombre d’éleveurs et davantage en taille des exploitations, investissements et besoins de modernisation.

Le point clé à retenir : on ne vend pas simplement « à l’éleveur », c’est probablement le message stratégique le plus important du webinaire.

Le marché allemand est très structuré : les décisions d’achat impliquent souvent coopératives, conseillers techniques, vétérinaires, fabricants d’aliments, distributeurs, négociants et organisations professionnelles.

  • Les coopératives sont des portes d’entrée clés : Agravis, BayWa, RWZ, etc.
  • La conformité et la documentation sont indispensables : traçabilité, réglementation, preuves techniques.
  • Les acheteurs allemands veulent des preuves : résultats chiffrés, essais terrain, références clients et ROI.
  • Les principales opportunités concernent modernisation, bien-être animal, environnement et digitalisation/automatisation.
  • Le marché repose sur la confiance et la durée : présence locale, salons professionnels, suivi régulier avec le + indéniable : parler allemand.
  • Les cycles de vente peuvent être longs, avec plusieurs interlocuteurs et étapes de validation.

Pour résumer, en pratique, il faut :

Choisir un segment, identifier les bons intermédiaires, être conforme, apporter des preuves, créer la confiance et assurer un suivi dans la durée.

En Allemagne, il ne suffit pas d’avoir une bonne solution ; il faut trouver la bonne porte d’entrée et démontrer concrètement sa valeur.” 

 

Nous vous proposons d’accéder ci-dessous à  la présentation.

 

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