Mis à jour le 09/07/2020

Affichant un déficit structurel dans les marchandises, le Portugal a réalisé ~ 67 Mds$ d’exportations contre ~ 90 Mds$ d’importations en 2019.

Grâce au tourisme, ses échanges de services sont bien développés, les exportations atteignant 38 Mds$ contre ~ 20 Mds$ d’importations en 2019.

Le commerce intracommunautaire représente 76 % des exportations et des importations du pays, qui ne pèse que ~ 1 % des échanges de l’UE- 27.

Infographies : 

  • Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec le Portugal depuis 2016
  • Top 20 des échanges sectoriels de marchandises de la Bretagne avec le Portugal en 2016 vs 2019

 

Le Coronavirus plombe la demande intérieure

Partenaire intermédiaire pour la France, le Portugal pèse ~ 1,3 % de ses échanges de marchandises et figure aux rangs de 13e client et de 16e fournisseur, et ce, alors que les parts de marché françaises s’élèvent à ~ 13 % des exportations (2e client) et ~ 8 % des importations portugaises (3e fournisseur).

Le déficit de la France tendait à se creuser mais en 2019, le Portugal a figuré dans le Top 3 des pays vers lesquels les exportations françaises ont accéléré (grâce à l’Aéronautique).

Après avoir atteint une croissance historique en 2017, l’économie portugaise a continué à se développer grâce à sa forte demande intérieure. Le Portugal devrait toutefois être brutalement stoppé sur cette lancée du fait de la pandémie.

Si l’économie est à même de se redresser vite après le choc initial, certains secteurs devraient rester durablement secoués, de même que le marché du travail, malgré les mesures prises par le gouvernement.

Dans ses prévisions émises en avril 2020, le FMI anticipe que la croissance portugaise chuterait à – 8 % en 2020 avant de revenir à + 5 % en 2021 (contre – 6,8 % et + 5,8 % pour la CE).

Vigilance sur le tourisme et les services

Exportateur bien positionné dans l’Agroalimentaire (Boissons, Fruits & légumes, Céréales), le Bois transformé et la Mode, le Portugal échange de plus en plus d’Hydrocarbures transformés, d’Automobile, de Mécanique, de Métallurgie, d’Électronique et de Pharmaceutique.

L’affaiblissement des industries affectées par le Coronavirus devrait être rapidement contrebalancé par la stabilité de la Construction, par la baisse du prix du pétrole et par la reprise des Services, Commerce en tête.

Les perspectives semblent plus sombres pour le Tourisme et les activités connexes de l’Hôtellerie, de la Restauration et des Transports, qui contribuent grandement à l’économie portugaise mais risquent d’être pénalisées durablement par les mesures de distanciation physique et de limitation des mobilités.

Bretagne: des échanges dynamiques avec le Portugal 

Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec le Portugal depuis 2016

Source : Douane française

 

15e client et 13e fournisseur de la Région (7e intra-UE27), le Portugal pèse 1,5 % de ses échanges de marchandises.

Alors que la Bretagne ne contribue que moyennement aux exportations de la France, le Portugal représente le 7e déficit breton le plus important (3e intra-UE27). Si des exportations bretonnes excédentaires comme les Viandes, la BVP, l’Alimentation animale, l’Élevage, les Déchets tendent à progresser ou à rester stables, la Bretagne a perdu du terrain dans des secteurs comme :

  • les Produits de beauté,
  • les Produits laitiers,
  • les Intrants agricoles,
  • les Équipements réseaux
  • et les Ingrédients.

Sources de déficits majeurs, la Mode, le Mobilier et la Plasturgie restent stables alors que la demande croissante en Métallurgie, en Automobile et en Hydrocarbures tend à creuser le déficit régional.

À l’inverse, la Bretagne a diminué ses approvisionnements dans la Mécanique, les Dispositifs médicaux et les Produits de la mer depuis 2016.

 

Source : Douane française

 

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Sources :

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