Mis à jour le 02/04/2026
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Qui êtes-vous ?
La Chambre de Commerce Franco-Danoise (Dansk-Fransk Handelskammer) est un organisme à but non lucratif fondée en 1983. Son objectif est de promouvoir les échanges entre la France et le Danemark et d’encourager les relations professionnelles entre les deux pays.
Quel est le contexte dans lequel vous évoluez dans le cadre de vos activités ?
Nous nous adressons aux entreprises françaises et aux professionnels installés ou souhaitant s’installer ou se développer au Danemark. La Chambre s’adresse également aux danois (entreprises et professionnels) souhaitant développer leur réseau d’affaires avec la France. La Chambre dispose d’un réseau d’affaires englobant plus de 130 entreprises membres.
La Chambre de Commerce organise diverses activités (conférences, réunions, déjeuners membres) pour permettre à ses membres de rencontrer des entrepreneurs et des salariés, d’établir de nouveaux contacts et de partager leurs expériences.
Tout au long de l’année de nombreuses conférences sont également organisées sur des sujets concrets relatifs aux problématiques franco-danoises. L’Association est placée sous la présidence d’honneur des ambassadeurs de France au Danemark et du Danemark en France.
La Chambre de Commerce Franco-Danoise travaille en étroite collaboration avec son partenaire local Business France Denmark.
SECTEURS PORTEURS
D’après vous, quels sont les secteurs porteurs pour les entreprises bretonnes au Danemark?
Énergies renouvelables et transition verte
Atouts : Le Danemark vise la neutralité carbone d’ici 2045, avec un mix énergétique déjà à 40% d’énergies renouvelables (éolien : 53,8% de la consommation électrique en 2023).
Opportunités :
- Éolien offshore : passage de 2,3 GW en 2023 à 12,9 GW en 2030.
- Éolien onshore : de 4,7 GW à 8,2 GW en 2030.
- Solaire : de 2 GW à 20 GW en 2030.
- Hydrogène vert et Power-to-X : 6 GW d’installations d’électrolyse prévues d’ici 2030, budget de 177 M€.
Ville durable et écoconstruction
Atouts : Copenhague vise la neutralité carbone d’ici 2025, Arhus d’ici 2030. Développement d’écoquartiers et rénovation verte.
Opportunités :
- Rénovation énergétique de 72 000 logements publics (4 Mds€).
- Construction de quartiers durables (ex. Lynetteholm, 3,9 Mds€).
- Extension des lignes de métro (M4, M5) avec faible empreinte carbone.
Santé, Silver Economy et biotechnologies
Atouts : Le Danemark est leader en pharma, biotech et e-santé. Le marché pharmaceutique représente 38,1 Mds€ (2022).
Opportunités :
- Modernisation de 12 hôpitaux (6,6 Mds€), avec focus sur l’innovation médicale et les technologies vertes.
- Développement de la télémédecine, des applications santé (ex. « My Doctor », « My health-app »).
- Biotechnologies : oncologie, diabète, bio-informatique, essais cliniques.
Transport intelligent et mobilité durable
Atouts : Le Danemark investit massivement dans les transports propres et l’intermodalité.
Opportunités :
- Infrastructure de recharge pour véhicules électriques (67 M€).
- Déploiement de camions à hydrogène (21,5 M€).
- Construction de 250 stations de distribution d’hydrogène d’ici 2028.
- Développement d’applications MaaS (Mobility as a Service).
Environnement, gestion des déchets et de l’eau
Atouts : Le Danemark est à la pointe de la gestion des déchets et de l’eau, avec un plan de recyclage ambitieux.
Opportunités :
- Amélioration du recyclage des déchets ménagers et plastiques.
- Technologies numériques pour la gestion de l’eau.
- Construction de la plus grande centrale géothermique de chauffage urbain à Arhus.
Cybersécurité et confiance numérique
Atouts : Le Danemark est l’un des pays les plus digitalisés d’Europe, avec une forte demande en solutions de cybersécurité.
Opportunités :
- Investissements publics de 103 M€ pour améliorer la cybersécurité.
- Besoins en IA, cryptographie, sécurisation des réseaux, IoT.
PRATIQUE DES AFFAIRES
Dans le cadre des pratiques commerciales, lorsque l’on souhaite travailler au Danemark sur quoi doit-on être vigilant ?
Langue et communication
- L’anglais est indispensable : La langue des affaires est l’anglais, très bien maîtrisé par la majorité des Danois. Peu de Français est parlé, et le danois est difficile à apprendre rapidement.
- Documents et supports : Tous les documents (offres, présentations, cartes de visite) doivent être rédigés en anglais pour faciliter la transmission et la compréhension.
Modèle de flexisécurité et marché du travail
- Flexibilité : Embauche et licenciement sont peu réglementés. Pas de salaire minimum (fixé par branche via conventions collectives), ni de durée légale du travail (37h/semaine communément acceptées).
- Sécurité sociale généreuse : Indemnités chômage élevées (70 à 90% du salaire antérieur, jusqu’à 2 ans), complétées par une aide sociale.
- Responsabilisation : Les chômeurs ont des droits, mais aussi des devoirs stricts.
- Coût du travail attractif : Charges sociales quasi nulles (salaire brut ≈ salaire net), impôt sur les sociétés à 22%.
Relations entre partenaires et management
- Hiérarchie plate : Relations managers-employés informelles. Les employés danois valorisent l’autonomie et voient le contrôle comme un manque de confiance.
- Mobilité : Peu de loyauté envers l’entreprise en cas de conflit ; les employés n’hésitent pas à changer d’employeur.
- Confiance mutuelle : Une fois un accord donné, les Danois tiennent leur parole et n’apprécient pas les relances excessives.
Style de négociation
- Direct et efficace : Les Danois cherchent des solutions gagnant-gagnant et évitent les engagements trop contraignants.
- Décision finale sans appel : Un « non » est définitif ; il est inutile d’insister.
- Respect strict du temps : Ponctualité et respect des deadlines sont essentiels. Un retard ou un non-respect des engagements peut nuire à votre crédibilité.
Organisation et déroulement des réunions
- Respect des engagements : Une réunion planifiée sera maintenue ; une seule confirmation suffit.
Structure classique :
Présentation rapide de l’entreprise et de l’offre, avec une explication de son adéquation avec les besoins danois.
Temps dédié aux questions. - Tenue vestimentaire :
Pour une première réunion, opter pour un costume sans cravate.
Adapter ensuite son style à celui des interlocuteurs (souvent décontracté). - Accueil : Thé, café, gâteaux et friandises sont généralement proposés pour éviter les pauses inutiles.
Communication et compromis
- Éviter le « non » direct : Les Danois utilisent rarement le « non », car il est définitif. Ne pas insister une fois qu’il est prononcé.
- Privilégier le compromis : La recherche de solutions gagnant-gagnant est valorisée ; l’affrontement direct est mal perçu.
- Humour et ironie : Utilisés pour détendre l’atmosphère, mais sans perdre le fil de la discussion.
FORCES ET FAIBLESSES DU DANEMARK
| FORCES | FAIBLESSES |
| Flexisécurité : comparativement à la France, il est plus facile d’embaucher et de licencier du personnel, le marché du travail étant plus flexible que dans l’Hexagone. Il est aussi relativement facile de créer une société au Danemark.
1er pays européen en termes de facilité à faire des affaires Fiscalité des entreprises avantageuse Nouvelles technologies, et digitalisation de la société danoise très avancée Equilibre vie personnelle/vie professionnelle : Les bureaux ferment généralement à 17h pour laisser du temps à la famille et aux loisirs. Efficacité et performance du gouvernement Qualité des infrastructures |
Le coût de la vie est élevé au Danemark. Pour une mission de 2 jours à Copenhague il faut compter un budget d’environ 6 à 700 EUR (billets d’avion, hébergement, restauration et transport)
Impôts sur le revenu : Très élevés (jusqu’à 55% pour les tranches supérieures), ce qui peut décourager les talents internationaux ou les expatriés, malgré un système social très performant. TVA à 25% : L’une des plus hautes d’Europe, ce qui peut impacter la consommation et les prix pour les entreprises et les particuliers. Taille réduite du marché intérieur avec population limitée à 6 millions d’habitants, ce qui restreint le marché domestique et oblige les entreprises à exporter ou à se tourner vers les pays voisins pour croître. Dépendance aux exportations : L’économie danoise est très ouverte, ce qui la rend vulnérable aux fluctuations des marchés internationaux. |
LES ERREURS À NE PAS COMMETTRE
Que faut-il savoir lorsque l’on souhaite travailler avec le Danemark ?
Règles d’or à respecter :
- Ponctualité : Être pile à l’heure.
- Tenue sobre : Éviter les couleurs trop voyantes.
- Traduction : Carte de visite et offre commerciale en anglais.
- Quelques mots de danois : Apprécié, même si l’anglais domine.
- Moments de « hygge » : Profiter de ces instants de convivialité, chers aux Danois.
- Périodes à éviter : Éviter de programmer des réunions pendant Pâques, juillet (congés d’été à partir de mi-juin) et la période de Noël.
Écueils à éviter :
- Ne pas s’offusquer : Un ton direct n’est pas impoli, mais un gain de temps (« le temps, c’est de l’argent »).
- Pensée long terme : La confiance se construit progressivement.
- Ne pas juger sur l’apparence : Un pull ou un T-shirt peut cacher un décideur.
- Éviter la hiérarchie française : Collaborer avec des interlocuteurs de tous niveaux hiérarchiques.
- Patience : L’implantation et la réussite prennent du temps.
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