Mis à jour le 19/01/2026
/PRESENTATION
Qui êtes-vous ?
Rézoway est une organisation qui aide les PME dans la création de leur écosystème d’affaires local et leur installation pérenne au Canada et aux USA.
Depuis près de 15 ans Rézoway accompagne les projets de développement de plus de 50 entreprises chaque année. Couvrant tout le territoire nord-américain à partir de Montréal, Toronto, Raleigh et San-Diego, nos services intègrent tous les besoins fondamentaux d’une implantation d’affaires via trois départements : Stratégie Conseil et Centre d’affaires; Légal, Fiscalité et Immigration; Services comptables, Impôts et Paie.
De plus, nous offrons un accès à un réseau de services professionnels experts, mobilisables au besoin (Gestion bancaire et Financement, RH, Marketing et Ventes, Opérations et Logistique).
Ce qui fait la différence d’un accompagnement à 360 degrés ?
Pas d’angle mort garantis par des compétences seniors complémentaires, optimisation de vos investissements, réactivité des expertises à la demande et cohérence de l’action.
Au final : une maitrise et un dérisquage de votre projet d’affaires en Amérique du Nord.
Quel est le contexte dans lequel vous évoluez dans le cadre de vos activités ?
- Canada
Cette année, notre activité s’inscrit dans un contexte de croissance économique modérée, marqué par les effets prolongés du resserrement monétaire des années précédentes et par un rééquilibrage progressif de l’économie canadienne.
Après une croissance du PIB plus faible en 2024-2025, la croissance canadienne en 2026 est estimée autour de 1 à 1,5 %, soutenue principalement par la consommation intérieure, certains investissements publics et la transition énergétique.
Les investissements privés demeurent prudents, bien que la stabilisation, puis la baisse graduelle du taux directeur de la Banque du Canada amorcée en 2025 aient commencé à redonner de la visibilité aux entreprises. Les tendances du marché confirment une accélération des activités liées à la transition énergétique et environnementale.
Le Canada voit une augmentation du nombre de jeunes entreprises et de projets structurants dans les secteurs de la green-tech, des technologies propres, de l’hydrogène, des batteries et des minéraux critiques, en lien avec les politiques industrielles nord-américaines et la volonté de sécuriser les chaînes d’approvisionnement.
Parallèlement, les enjeux de productivité, de pénurie de main-d’œuvre qualifiée et de logement restent des freins structurels, mais créent également des opportunités pour des entreprises innovantes capables d’apporter des solutions concrètes.
- États-Unis
L’économie des États-Unis entre dans une nouvelle ère.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, l’administration applique le programme annoncé durant la campagne.
Les six premiers mois ont été marqués par une forte tension commerciale liée aux droits de douane, avant que les marchés ne s’adaptent à cette « nouvelle réalité ».
Le taux de droits de douane effectif atteint désormais environ 17%, un niveau inédit depuis 1935.
Les indicateurs économiques restent solides : la croissance est annoncée à 2,5%, l’inflation à 2,7% et le chômage à 4,4%.
En revanche, les règles d’immigration et de visas sont devenues instables, avec des changements fréquents qui compliquent la planification pour les entreprises étrangères souhaitant s’implanter aux États-Unis.
SECTEURS PORTEURS
D’après-vous, quels sont les secteurs porteurs pour les entreprises bretonnes sur le Canada et les USA ?
Canada : Le Canada offre des opportunités de croissance dans plusieurs secteurs en constante expansion. L’agroalimentaire, les technologies de l’information (TI) et le commerce en ligne sont trois domaines riches en opportunités. Les mesures de relance économique continuent de porter leurs fruits, attirant d’importants investissements dans ces secteurs clés. De plus, des secteurs tels que l’aérospatiale, les jeux vidéo et l’intelligence artificielle connaissent une croissance significative, notamment à Montréal.
États-Unis : Le moteur de l’économie américaine repose en grande partie sur la consommation des ménages, qui représente environ 70% du PIB. Aux États-Unis, certains secteurs se distinguent par leur dynamisme.
Par exemple, le secteur de la technologie de l’information demeure en constante évolution et continue de prospérer, offrant des opportunités attractives pour les entreprises.
De plus, le commerce en ligne est un domaine en plein essor, offrant de nouvelles perspectives commerciales. Cependant, il convient de noter que l’accès au marché américain n’est pas sans défis. Il s’accompagne d’exigences financières significatives, et la concurrence y est féroce.
Par ailleurs, l’administration Biden a adopté une approche protectionniste avec l’initiative « Buy American », bien que cela ne se traduise pas toujours par des barrières insurmontables pour les entreprises étrangères.
En outre, l’industrie agroalimentaire demeure un secteur porteur aux États-Unis, offrant des opportunités pour les entreprises étrangères, y compris celles de la Bretagne.
Il est important de rester attentif aux évolutions du marché américain, car la diversité des secteurs et des opportunités requiert une analyse minutieuse et une stratégie d’investissement réfléchie pour réussir dans ce contexte complexe.
Comment conduire ses affaires dans ce pays et communiquer avec les partenaires ?
- Canada
Le Canada demeure une destination très favorable au développement des affaires, régulièrement classée parmi les meilleurs pays pour entreprendre. Il bénéficie d’une main-d’oeuvre qualifiée, d’un système bancaire robuste et d’un environnement juridique stable. Il est essentiel de bien comprendre que chaque province possède ses propres règles, notamment en matière fiscale, sociale et réglementaire.
Sur le plan de la communication :
- Le réseautage est fondamental ;
- Une approche directe et pragmatique est privilégiée ;
- L’anglais est la langue principale des affaires, y compris au Québec, bien que la connaissance du français y soit fortement appréciée ;
- Le style est généralement moins formel qu’en France, tant dans les échanges que dans la tenue vestimentaire.
- États-Unis
La première chose à prendre en compte quand on veut aborder le marché américain, c’est sa taille géographique. La France tient confortablement dans l’état du Texas.
À moins de vendre des produits dématérialisés, la logistique sera un élément clé de votre déploiement. Il y a peu d’entreprises vraiment « nationales » aux États-Unis et l’économie est régionalisée.
Il faut donc bien identifier quelle partie du territoire vous souhaitez atteindre : Nord-Est, Sud-Est, Midwest, Sud-Ouest ou Nord-Ouest.
L’anglais reste indispensable. Pas forcément parfait, mais il faut comprendre et être compris.
La ponctualité est essentielle, tout comme la réactivité : une réponse est attendue le jour même ou le lendemain, et si ce n’est pas possible, il faut prévenir.
Si l’ambition américaine est sérieuse, prévoyez des permanences tout au long de l’année. Le concept d’entreprise fermée l’été n’existe pas côté américain.
En affaires, la communication doit être précise et directe. Qui vous êtes importe peu. Ce qui compte, c’est le problème que vous réglez, à quel prix, et si vous êtes prêt demain.
Les Américains sont pragmatiques et prennent des décisions rapidement. Mettez vos avantages compétitifs en avant dès le départ.
Enfin, le networking est indispensable : participez aux événements, conférences et foires commerciales pour établir des contacts et élargir votre réseau.
PRATIQUES DES AFFAIRES
Dans le cadre des pratiques commerciales, lorsque l’on souhaite travailler avec le Canada ou les États-Unis, sur quoi doit-on être vigilant ?
- Canada
Le marché du travail canadien reste très flexible, ce qui peut freiner les gains de productivité à long terme. Le Canada constitue néanmoins souvent une porte d’entrée stratégique vers le marché américain, avec un cadre plus accessible pour une première implantation nord-américaine.
- États-Unis
Le contrat est roi aux États-Unis. La loi intervient peu dans les relations commerciales : seul le contrat compte. Tout doit y être précisé car c’est lui qui fera foi en cas de litige. Le risque juridique est réel, pensez donc à vous assurer correctement.
Attention à l’interprétation des signaux. Quand un Américain dit « amazing » ou « I love it », ce ne sont souvent que des ponctuations de politesse. Ne vous emballez pas trop vite. Les Américains n’aiment pas la confrontation directe : plutôt que de dire non ou d’entrer en conflit, ils préfèrent souvent disparaître sans donner suite (« ghoster »).
Chaque état est indépendant au niveau de ses lois, y compris la fiscalité. Ceci requiert un support solide d’avocats et de comptables locaux. Les lois du travail sont beaucoup plus permissives qu’en Europe, ce qui crée une flexibilité du marché mais aussi une difficulté à trouver les compétences et à les garder.
Si vos produits sont assujettis à des approbations réglementaires comme la FDA, ou si vous avez des enjeux de propriété intellectuelle, consultez des spécialistes dès le départ. Les délais peuvent être longs et les procédures complexes. Dans certains cas, il faudra aussi poursuivre un enregistrement état par état.
Prévoyez un budget conséquent pour vous assurer les meilleures chances de réussite.
Comment les Français sont-ils perçus au Canada et aux États-Unis, et à fortiori, les Bretons ?
- Canada
Bien que subsiste le cliché québécois du “maudit Français”, hérité des importantes vagues d’immigration françaises au Québec, les Français bénéficient aujourd’hui d’une meilleure perception en raison de leur ouverture d’esprit accrue et de leur admiration pour la société québécoise, comparativement aux vagues précédentes.
Quant aux Bretons, ils sont particulièrement bien accueillis en raison de leurs liens historiques avec des figures clés québécoises telles que Jacques Cartier et Louis Hémon, originaires de Bretagne, ainsi que leur histoire commune avec les musiques traditionnelles.
En ce qui concerne les affaires, un problème courant est que les Français ont parfois tendance à s’obstiner à maintenir leur modèle économique lors de leur expansion au Canada, arguant des avantages technologiques ou autres, ce qui peut s’avérer un obstacle significatif à leur succès sur le marché canadien.
- États-Unis
Les Français sont généralement appréciés aux États-Unis. La France est plutôt connue pour le tourisme, l’innovation technologique et le sport dans certaines régions. L’image reste synonyme de qualité, mais aussi de prix élevé.
Cela dit, la connaissance géographique reste limitée : bien au-delà de 50% des Américains seraient incapables de situer la France sur une carte de l’Europe. Fait intéressant : parmi les Français installés aux États-Unis, ceux d’origine bretonne sont les plus représentés.
Il subsiste quelques idées reçues sur les Français. Un conseil : évitez l’arrogance culturelle ou la volonté d’imposer « le bon goût français ». Cela passe mal. Au bout du compte, c’est le pragmatisme qui domine chez les Américains. Si vous avez un produit qui apporte des bénéfices concrets, on vous écoutera, d’où que vous veniez.
Et à l’inverse ?
- Canada
Les Français ont fréquemment tendance à considérer le Canada comme un pays de rêve, synonyme de sécurité, de bienveillance, et où toutes les possibilités semblent à portée de main.
Cependant, la réalité est tout autre. Même si les Français, en particulier les Bretons, sont souvent perçus comme des acteurs facilitant la concrétisation de projets, il est crucial de ne pas négliger les nombreuses différences culturelles qui se manifestent au quotidien.
- États-Unis
L’année 2025 a été marquée par une actualité américaine mouvementée, ce qui complique forcément les perceptions depuis la France.
Il faut savoir mettre cela de côté dans les relations professionnelles.
Car dans les faits, les Américains restent faciles d’approche et très professionnels. Ils sont directs, orientés résultats, et valorisent la transparence et la rapidité. Attention toutefois : cordialité ne veut pas dire amitié immédiate.
L’accueil chaleureux fait partie de la culture, mais la confiance se construit avec le temps, comme partout.
FORCES ET FAIBLESSES
CANADA
| Forces | Faiblesses |
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• Stabilité politique et économique • Forte ouverture internationale • Qualité de vie élevée • Écosystèmes innovants • Bilinguisme et haut niveau d’éducation
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• Moyenne croissance structurelle • Problèmes de productivité • Vieillissement démographique • Coûts du logement élevés • Dépendance commerciale aux États-Unis
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ETATS-UNIS
| Forces | Faiblesses |
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• Marché de 335 millions de consommateurs à fort pouvoir d’achat ; • Écosystème d’innovation dynamique; • Éducation de qualité (universités de renommée mondiale) ; • Moins de réglementations. • Grande flexibilité sur le marché du travail • Ouvert à tout produit innovant, peu importe sa provenance ; • Fiscalité avantageuse ;
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• 50 États avec législations différentes (complexité) • Coûts d’établissement peuvent être élevés, concurrence intense ; • Incertitude tarifaire majeure en 2026;
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LES ERREURS À NE PAS COMMETTRE
Que faut-il savoir lorsque l’on souhaite travailler avec le Canada ou les États-Unis ?
Il faut garder en mémoire que la culture d’entreprise est très différente en Amérique du Nord, que ce soit au Canada ou aux États-Unis,.
Pour réussir en Amérique du Nord en 2026, il faut d’abord avoir une stratégie tarifaire claire. Envisagez la production locale ou des partenariats pour minimiser l’impact des droits de douane et des coûts de transport. Le paysage commercial change rapidement, l’agilité est donc indispensable. Maintenez une veille constante sur les évolutions des politiques tarifaires et des accords commerciaux.
Prévoyez une capitalisation suffisante, plus que prévu. Entre les frais juridiques, les tarifs douaniers et les coûts d’installation, les budgets explosent vite. Entourez-vous d’expertise locale car avocats, comptables et consultants spécialisés sont indispensables.
Adoptez une approche régionale et ne visez pas tout le continent d’emblée. Côté communication, soyez direct, transparent et orienté résultats. Démontrez des bénéfices concrets et mesurables. Le pragmatisme prime sur tout le reste.
L’erreur à ne pas commettre : vouloir maintenir votre modèle économique français sans adaptation. Le marché nord-américain a ses propres codes : respectez-les ou échouez.
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