Mis à jour le 04/03/2022

Un article de Clubic du 28 février 2022 rappelle que l’Ukraine est une nation spatiale importante.

Le pays produit entre autres le 1er étage de la fusée américaine Antares de Northrop Grumman qui sert à ravitailler l’ISS.

La filière Newspace risque aussi d’être impactée, un certain nombre de bureaux de développement étant présents sur le territoire comme :

  • Firefly Aerospace (USA);
  • Maritime Launch Services (Canada-Ukraine);
  • Rocket Factory Augsburg (Allemagne).

Il faut noter que l’Ukraine est aussi très connue dans le domaine spatial pour son activité aéronautique. Ce sont en effet les avions cargo Antonov qui acheminent une majorité des satellites vers leurs sites de lancement autour du monde.

Concernant la Russie, 36 satellites de la société OneWeb, basée à Londres et dont l’Etat britannique est au capital, sont bloqués au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

Ils devaient décoller ce weekend pour compléter la constellation de 428 satellites déjà en orbite qu’OneWeb opère dans le but de développer l’Internet à haut débit partout dans le monde.

Or, OneWeb vient d’annoncer la suspension de tous ces lancements depuis Baïkonour.

En riposte aux sanctions de l’UE, l’Agence spatiale russe Roscosmos a décidé  de suspendre ses tirs de Soyouz depuis Kourou en Guyane française et de rappeler toute son équipe.

Dernier exemple en date :  la mission ExoMars (collaboration Russie/UE), dont le lancement était programmé pour septembre 2022 risque très fortement d’être annulé or la fenêtre de tir ne s’ouvre malheureusement que tous les 2 ans.

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A lire : Article de 20 minutes “Faut-il s’inquiéter des représailles russes dans le domaine spatial ?”