Mis à jour le 20/03/2026
/Avec plus de 220 millions d’habitants et une population majoritairement issue de descendance européenne, le Brésil se distingue par une culture culinaire profondément ancrée dans les traditions du Vieux Continent.
Unique au monde, son écosystème de distribution retail compte plus de 500 chaînes de supermarchés, sans même inclure les importateurs, grossistes et distributeurs indépendants : un terrain de jeu aux opportunités quasi infinies pour les acteurs bretons de l’agroalimentaire.
À cela s’ajoute une perspective stratégique majeure : le Mercosur, dont le Brésil est un pilier, s’apprête à conclure des accords de libre- échange avec l’Union européenne, ouvrant la voie à de nouvelles facilités commerciales et à un accès renforcé à ce marché colossal.
C’est dans ce contexte que BCI a proposé aux entreprises bretonnes de participer à un webinaire, en présence de Olivier Virthe, Business Developer au sein de la société GOExport, qui leur a permis de découvrir :
- Le paysage du retail au Brésil ;
- La segmentation des produits industriels agroalimentaire ;
- Les différentes stratégies d’entrées sur le marché ;
- Les contraintes légales / la logistique ;
- Les salons dédiés.
Que faut-il retenir de ce webinaire ?
Retour de Karen BERLAN LHERBETTE – Chargée de projets
” Le retail agroalimentaire au Brésil est un marché massif (200 Md$) mais extrêmement fragmenté, avec plus de 500 chaînes de supermarchés et très peu de concentration : le top 5 ne représente que 28% du marché.
Il n’existe quasiment pas de réseaux nationaux, les acteurs sont majoritairement micro-régionaux, ce qui rend l’accès au marché complexe mais aussi plus ouvert commercialement. La stratégie d’entrée consiste donc à cibler d’abord le Sud et le Sud-Est (70% du PIB) et à travailler avec des importateurs-distributeurs régionaux, devenus incontournables en raison des taux d’intérêt élevés (~15%) qui dissuadent les retailers d’importer en direct.
Le modèle dominant évolue vers l’« atacarejo » (cash & carry), qui représente déjà 42% des ventes, avec une logique prix-volume.
Le marché reste cependant très accessible car les acheteurs sont plus faciles à atteindre que dans les marchés concentrés européens.
Côté offre, le Brésil produit surtout des produits de masse : toute l’épicerie et les produits alimentaires premium (biscuits, confitures, charcuterie, fromages, plats élaborés) sont majoritairement importés, surtout d’Europe, qui bénéficie d’une image qualitative forte. Certaines catégories sont peu développées localement (ex. conserves de poisson élaborées), créant des opportunités.
Il n’existe pas de quotas à l’import et les barrières sont principalement tarifaires (en baisse avec l’accord Mercosur-UE). L’étiquetage est souvent réalisé localement par les importateurs et ne requiert pas d’affichages spécifiques.
Enfin, la logistique fonctionne globalement bien, mais les produits très frais à DLC courte sont difficiles à importer, favorisant des modèles de production locale sous licence.”
Pour plus de détails, le support de présentation est disponible ci-dessous :
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