Mis à jour le 15/04/2026
/En partenariat avec Adexia, Partenaire Étranger Agréé du réseau BCI et grâce aux témoignages exclusifs de 3 entreprises déjà implantées au Canada, les entreprises ont pu participer à un webinaire qui leur a permis d’avoir :
- une vision claire des opportunités et des leviers de croissance pour leur activité ;
- un aperçu des attentes du marché canadien et des canaux d’entrée les plus efficaces ;
- 3 partages pragmatiques de réussites et de défis rencontrés sur le terrain avec l’intervention de la COOPERL North America, CALOPOR et BIORET-AGRI.
Le marché de l’élevage au Canada est en développement :
- 12,2 millions de bovins et 13,9 millions de porcs élevés au Canada
- Le secteur laitier canadien plus de 8,2 milliards CAD de CA.
- 5ᵉ exportateur mondial de produits agroalimentaires, avec 82,2 milliards CAD d’exportations en 2021, dont une part croissante liée à l’élevage.
Que faut-il retenir de ce webinaire ?
Retour de Karen BERLAN LHERBETTE – Chargée de projets
” Le secteur de l’élevage au Canada est un pilier économique majeur, représentant environ 40 % de la production agricole et plus de 20 milliards de PIB, avec une forte orientation export, principalement vers les États-Unis, souvent perçus comme un marché intégré.
Les filières sont structurées différemment : certaines (volaille, œufs, lait) fonctionnent sous quotas avec des prix garantis et des revenus stables, tandis que d’autres (porc, bovin) sont soumises aux logiques de marché.
Géographiquement, l’activité est segmentée : l’Est (Québec, Ontario) concentre la majorité des productions, tandis que l’Ouest est dominant pour le bovin.
Le marché est dynamique et attractif pour les entreprises étrangères, notamment européennes, perçues comme innovantes et en avance réglementaire, mais il exige une forte adaptation : normes techniques spécifiques, tailles d’élevage plus grandes, conditions climatiques extrêmes et exigences de réactivité élevées.
La présence locale est un facteur clé de crédibilité, tout comme la capacité à assurer service, maintenance et logistique rapidement.
Les stratégies d’implantation efficaces reposent sur une étude de marché approfondie, une entrée progressive souvent via le Québec, puis une expansion vers l’Ontario et les États-Unis.
Le développement passe par la construction d’un réseau local, la participation active aux événements sectoriels et l’obtention de premières références, essentielles pour instaurer la confiance.
Les principaux défis concernent la réglementation (notamment pour les produits techniques), les délais d’homologation, les tensions commerciales (droits de douane), les enjeux environnementaux et le manque de main-d’œuvre. En parallèle, les opportunités sont fortes autour de l’innovation, du bien-être animal, de la performance énergétique et des solutions durables.
Enfin, la réussite repose sur une adaptation culturelle réelle : malgré la langue commune au Québec, les pratiques d’affaires diffèrent, les cycles de vente sont longs et le relationnel est central. La clé est donc une approche patiente, structurée et ancrée localement.
Les 5 éléments clés à retenir :
- Arriver avec une proposition de valeur réellement différenciante : le marché canadien est déjà structuré et concurrentiel, mais très demandeur d’innovations, notamment sur le bien-être animal, l’environnement et la performance. Les solutions européennes sont perçues comme avancées, à condition de démontrer concrètement leur valeur économique pour l’éleveur.
- S’adapter sans transposer le modèle français : tailles d’élevages plus grandes, contraintes climatiques fortes, normes techniques spécifiques et pratiques locales différentes imposent souvent de revoir le produit, le discours commercial et même le modèle économique.
- Être présent localement, même de façon légère au départ : une structure, un relais ou un partenaire sur place est indispensable pour la crédibilité, la réactivité et le service après-vente. Sans ancrage local, il est très difficile de convertir des opportunités.
- Investir fortement dans le réseau et la confiance : le développement passe par les salons, les associations professionnelles, les instituts techniques et les premières références locales. Le relationnel est clé et prend du temps, mais conditionne l’accès au marché.
- Anticiper le temps long et la complexité : cycles de vente lents, exigences réglementaires (homologation, normes), logistique et coûts d’adaptation nécessitent une stratégie patiente, bien financée et structurée. Le Canada est une porte d’entrée intéressante, mais s’inscrit dans une vision long terme, souvent nord-américaine.”
Pour plus de détails, le support de présentation et le replay sont disponibles ci-dessous :
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