Mis à jour le 19/10/2026

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La filière élevage néo-zélandaise est un marché ultra structuré, dominé par quelques grands opérateurs exportateurs et une base d’exploitations performantes, très ouvertes aux solutions externes.

Orientée vers la compétitivité internationale, elle recherche en permanence des gains de productivité, de durabilité et de traçabilité pour répondre aux exigences de ses marchés (Asie, Moyen-Orient). La pression réglementaire et climatique accélère les investissements dans les technologies, les intrants à valeur ajoutée et les services d’optimisation.

Pour les entreprises françaises, et en particulier bretonnes, cela se traduit par des opportunités concrètes en équipement, génétique, nutrition, data et solutions environnementales. Marché exigeant mais accessible via des partenariats locaux, il constitue un terrain pertinent pour se positionner sur des offres premium et différenciantes.

C’est sur ce thème qu’est intervenu Emmanuel BISI, Managing Director au sein de la société EXPANDYS et prestataire agréé de BCI, à l’occasion d’un webinaire organisé à destination des entreprises bretonnes.

 

Que faut-il retenir de ce webinaire ?

 

Retour de Karen BERLAN LHERBETTE  – Chargée de projets

 

” La Nouvelle-Zélande est un marché d’élevage très tourné vers l’export, fondé sur le pâturage et la maîtrise des coûts.

Pour les entreprises bretonnes, le potentiel existe si leurs solutions répondent à un besoin concret des acteurs néo-zélandais et démontrent un retour sur investissement mesurable.

Quelques repères :

  • Alimentation des animaux reposant majoritairement sur le pâturage.
  • Élevages laitiers de taille importante : environ 450 à 500 vaches par troupeau laitier en moyenne.
  • Filières laitière, bovine et ovine fortement orientées vers l’export.
  • Marché exigeant : les solutions doivent être adaptées aux conditions locales et démontrer leur efficacité économique.

Les besoins évoqués lors du webinaire concernent principalement :

  • Nutrition et santé animale : santé des veaux, probiotiques, minéraux, soutien autour du vêlage, réduction du méthane.
  • Équipements et agri-technologies : capteurs, clôtures virtuelles, gestion des pâturages, automatisation de la traite et suivi du lait.
  • Génétique : fertilité, robustesse et performance des animaux au pâturage.
  • Environnement : gestion des effluents, de l’eau, de l’azote et réduction de l’impact environnemental.

La priorité est de cibler un problème précis, puis de démontrer le gain attendu : productivité, réduction des coûts, santé animale ou simplification du travail.

Comment aborder le marché ?

  1. Choisir une solution et une filière cible : ne pas chercher à adresser tout le marché simultanément.
  2. Adapter l’offre au système néo-zélandais : privilégier les solutions compatibles avec l’élevage au pâturage et les conditions d’utilisation locales.
  3. Identifier un partenaire local : importateur-distributeur, distributeur agricole ou acteur technique capable d’accéder aux éleveurs.
  4. Vérifier la faisabilité réglementaire et logistique : exigences d’importation, classification du produit, transport, prix rendu et marges de distribution. Les autorités citées comprennent notamment le MPI et l’EPA ; les exigences dépendent du produit.
  5. Tester avant de déployer : rechercher des élevages pilotes et mesurer les résultats obtenus.

Les facteurs clés de réussite :

  • Prouver le retour sur investissement : comparer le coût de la solution aux économies ou gains générés.
  • Construire une relation de confiance avec les partenaires et les prescripteurs locaux : vétérinaires, conseillers d’élevage et distributeurs.
  • Être concret et pragmatique : présenter des résultats, des références et des bénéfices mesurables.
  • Anticiper les coûts complets : transport, réglementation, marge du distributeur et prix final pour l’éleveur.

Les premières actions à engager en entreprise :

  • Sélectionner un produit prioritaire et son marché cible.
  • Formaliser le problème client et le bénéfice économique mesurable.
  • Vérifier les conditions réglementaires d’accès au marché.
  • Calculer le prix rendu en Nouvelle-Zélande et la marge nécessaire.
  • Identifier et contacter des distributeurs ou partenaires locaux.
  • Définir un test terrain avec des indicateurs de résultats.

En bref :

La démarche recommandée est de commencer petit, avec une offre adaptée, un partenaire local et un test mesurable.

La priorité n’est pas de vendre immédiatement à grande échelle, mais de valider le besoin, la rentabilité et la faisabilité d’accès au marché.”

 

Pour plus de détails, le support de présentation est disponible ci-dessous :

 

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