Mis à jour le 11/01/2022

Un marché sujet à de fortes disparités sectorielles

D’après les données publiées par Trade Map, les prévisions concernant les évolutions de la valeur des importations du Japon sur les 3 premiers trimestres 2021 présagent d’un rebond de la demande estimé à + 11 % par rapport à la même période en 2020, soit un niveau supérieur à la reprise des exportations régionales observée jusqu’à présent (+ 7 %) vers cette destination, durement freinée l’an passé.

Stablement “déclassé” du rang de 10e à 11e client de la Bretagne par la progression de Singapour depuis 2017, le Japon tend à avoir perdu en importance au sein des marchés prioritaires pour les exportateurs bretons et fait désormais figure de marché plus secondaire. Cela n’empêche pas certains secteurs d’y avoir capté de bonnes croissances entre 2019 et 2020, puis en 2021.

Toujours 1er poste à l’export, les viandes devraient par exemple rester favorisées par la conjoncture et poursuivent à la hausse depuis le début de l’année, à l’inverse des produits laitiers, qui affichent une chute sévère. La BVP et les fruits et légumes, qui avaient plutôt bien résisté l’an passé, tendent de leur côté à réaccélérer, de même que les produits de beauté, les boissons, ou l’élevage, la plasturgie, et les bois, cartons et papiers, ces divers secteurs étant tous susceptibles d’afficher des croissances nettes par rapport à 2019.

Après de solides performances en 2020, l’alimentation animale, la chimie et la métallurgie risquent de ralentir, tandis que la mode, l’automobile, la mécanique, la pharmaceutique et les équipements électriques ou informatiques, électroniques et optiques restent durablement en baisse. Enfin, divers secteurs comme les ingrédients et plats élaborés, les cultures et céréales, ou les produits de la mer affichent des nets rebonds mais cette dynamique devrait être insuffisante pour compenser les reculs qu’ils ont brutalement subis dans le contexte de crise l’an passé.

 

 

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