Mis à jour le 20/10/2020

Structurellement excédentaire dans les marchandises, l’Irlande a réalisé ~ 170 Mds$ d’exportations et ~ 98 Mds$ d’importations en 2019.

Ses échanges de services pèsent lourdement sur la balance de l’UE, les exportations atteignant 238 Mds$ contre ~ 320 Mds$ d’importations en 2019. Le commerce intracommunautaire représente 50 % des exportations et ~ 63 % des importations du pays, qui pèse ~ 5 % des échanges de l’UE- 27.

Infographies : 

  • Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec l’Irlande depuis 2016
  • Top 20 des échanges sectoriels de marchandises de la Bretagne avec l’Irlande en 2016 vs 2019

 

Un cas très à part sur la scène européenne

L’Irlande pèse ~ 1 % des échanges de marchandises de la France et figure “seulement” aux rangs de 30e client et de 15e fournisseur du pays.

Tandis que les parts de marché françaises s’élèvent à ~ 3 % des exportations (7e client) et ~ 13 % des importations irlandaises (3e fournisseur), la balance commerciale de la France vis-à-vis de ce partenaire représente le 5e déficit français le plus important en 2019, principalement du fait des importations dans la Pharmaceutique.

L’Irlande est toutefois l’économie européenne qui a affiché les croissances les plus remarquables depuis son plan de sauvetage en 2013 et n’a connu qu’un léger ralentissement en 2019 face à l’imminence du Brexit, tout en restant soutenue par sa forte demande intérieure et par l’activité des entreprises multinationales favorisées par ses régimes fiscaux avantageux.

Ses relations post-Brexit avec l’Angleterre, son principal partenaire, posent question tandis que son commerce extérieur est l’un des plus ostensiblement tournés vers les USA, dont le protectionnisme ne va pas sans rabattre de multiples cartes.

De fait, l’Irlande serait l’un des pays européens les plus vulnérables aux chocs externes. Elle présente un risque élevé face aux impacts spectaculaires et conjugués du Coronavirus sur son économie nationale et sur la conjoncture mondiale, mais non sans présenter une certaine capacité de rebond.

Dans ses prévisions émises en avril 2020, le FMI estime que la croissance devrait tomber à – 6,8 % en 2020 puis remonter à + 6,3 % en 2021 (contre – 7,9 % et + 7,1 % attendus par la CE).

Vigilance sur l'activité des multinationales

L’Irlande combine des atouts dans nombre de domaines résilients face à la pandémie (à l’exception notable du Tourisme et des Services connexes).

L’Agriculture et l’Agroalimentaire restent moteurs sous l’impulsion modernisatrice du gouvernement, en particulier les postes clés Viandes et Produits laitiers.

Tandis que la politique de promotion des secteurs bien orientés vers l’export a bien porté ses fruits dans :

  • la Mode,
  • la Chimie,
  • l’Électronique
  • et les Dispositifs médicaux,

les importations de l’Irlande résident dans:

  • l’Aéronautique,
  • l’Informatique,
  • l’Automobile
  • et les Hydrocarbures.

Les principales inconnues résident dans la difficulté de prévoir l’activité des multinationales, en particulier dans la Pharmaceutique, le Numérique, la Banque; la Finance et les Services aux entreprises.

Des échanges en baisse avec la Bretagne

Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec l’Irlande depuis 2016

Source : Douane française

Malgré nombre de proximités apparentes, la Bretagne et l’Irlande ont des échanges qui tendent à s’affaiblir et l’Automobile est le seul secteur d’exportation majeur à conserver un excédent stable.

Exportations clés vers cette destination, les Viandes, la Plasturgie et la Chimie ont perdu du terrain depuis 4 ans par comparaison avec des postes plus mineurs comme la BVP, l’Alimentation animale ou l’Élevage.

Les principaux déficits de la Région sont fluctuants et plutôt concentrés sur les Produits laitiers, la Pharmaceutique et surtout les Produits de la mer.

Source : Douane française

 

Téléchargez l’article en PDF

 

Sources :

Donner votre avis