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Mis à jour le 09/09/2022

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Lors d’une négociation commerciale à l’International, l’entreprise est exposée à différents risques, notamment ceux liés aux fluctuations du cours des devises. Pour maîtriser ses prix de vente et ses coûts d’achat, il existe un certain nombre d’outils bancaires adaptés.

C’est sur cette thématique que sont intervenues Lucie RUAU et Héloïse LOMBARD du Crédit Agricole Bretagne International lors d’un webinaire proposé aux entreprises bretonnes. Elles ont pu faire un tour d’horizon macroéconomique sur les zones :

  • Amérique du Nord,
  • Zone €uro,
  • Grande-Bretagne
  • et également un petit point sur l’Europe de l’Est.

Un éclairage a été effectué sur les différents outils de gestion existants pour se prémunir contre les risques de change.

 Que faut-il retenir de ce webinaire?

 

Retour de Monia Benrahal  – Conseillère Internationale

”  Situation Macroéconomique : 

En introduction, un point est fait sur la situation macroéconomique dans différentes zones géographiques : USA, Zone Euro, Royaume-Uni et Pays de l’Est.

L’inflation reste le dénominateur commun dans toutes ces zones et à un niveau mondial, inflation, poussée notamment par les conséquences de la guerre en Ukraine (après la vague Omicron).

Aux USA, une amélioration du marché du travail, une hausse rapide des salaires et une consommation dynamique sont observés (PIB +1,7% T4) idem sur la Zone Euro, au Royaume-Uni et dans les pays de l’Est.

Au Royaume-Uni, on observe également une bonne croissance avec un marché du travail tendu, un taux de chômage faible et une hausse des salaires en augmentation et, comme aux USA, un nombre de postes à pourvoir important.

La Zone Euro, quant à elle, a bien résisté à la vague Omicron (PIB en hausse de+ 0.3% au T4 21) et une amélioration du marché du travail est soulignée (mais faible hausse des salaires).  La croissance en Zone Euro reste bonne et le taux de chômage bas.  En France, le taux d’inflation reste le plus faible de toute l’UE puisque moins dépendante, que l’Union Européenne, de l’énergie importée.

A noter, que la Banque Centrale Russe a relevé le taux directeur à 20% (contre 9.5% précédemment/ l’Europe, 1er partenaire économique de la Russie), pour résister aux sanctions occidentales et pour agir contre la dépréciation du Rouble et contre l’inflation. Les exportations Russes étant principalement constituées par : les hydrocarbures, le blé et le gaz naturel (1er exportateur dans le monde).

Les impacts sur les devises et la perte de Change : 

Une anticipation a été transmise par des analystes et les économistes qui voient un Euro se renforcer d’ici la fin de l’année et début année 2023. Prévisions à lire avec prudence dans le contexte géopolitique actuel.

Sur le marché des changes, le volume traité quotidiennement est le plus important de toutes les classes d’actifs. 7000 Milliards de dollars sont traités chaque jour sur le marché avec beaucoup d’acteurs : Banques, Assurances, banques centrales, entreprises, particuliers….

L’EUR/USD est la paire de devise la plus traitée et la plus liquide au monde.

La spécificité du marché des changes est qu’il ne s’arrête jamais et fonctionne 24h/24h.

Ce marché reste toutefois volatile, notamment en cette période de crise et les impacts peuvent se faire ressentir sur les importations ou exportations (exemple EUR/GBP + 9% avec le BREXIT).

Les fluctuations de marchés ont un impact fort sur la gestion de trésorerie Euro d’une entreprise. Par exemple, un exportateur qui vend ses biens ou services et qui se fait payer en Dollars, devra les convertir en Euros. Dans ce cas, les évolutions de marché peuvent lui être favorables ou défavorables.

Il est possible de limiter les variations des devises sur votre exposition grâce à la couverture de change.

Cette « protection » couvrant le risque de change permet à l’entreprise exportatrice de se protéger des fluctuations des taux de change entre 2 monnaies.  Le principe étant, en quelque sorte, de ‘’verrouiller’’ le taux de change sur les flux futurs.

Quelques questions pour savoir si on est concerné par les fluctuations de devises :

  • Mes biens ou services sont-ils vendus hors Zone EUR ? : USA, UK, Pays Scandinaves, Asie, etc…
  • Mes matières premières ou matières transformées sont-elles achetées hors Zone EUR ? (Chine, USA…)
  • Ai-je ou vais-je créer une filiale hors Zone EUR ?
  • Ai-je des pertes ou gains de change dans mon compte de résultat ?
  • Ai-je des remontées de dividendes à faire ou à payer ?

 

Il existe 2 types de risques de changes : le risque de change transactionnel (perte ou gain engendré par une exposition éventuelle dans une autre devise) et le risque de change bilanciel ou risque comptable (conversion des éléments du bilan du compte et le résultat de filiales étrangères en devise locale).

La gestion et la couverture des risques ont une dimension stratégique pour l’entreprise et l’objectif sera de protéger ses marges commerciales sans spéculer sur l’évolution du change.

Les banques proposent des solutions de gestion du risque de change garantissant un cours de change unique.

Quelle que soit la solution de couverture du risque de change retenue, le mécanisme de protection permet à l’entreprise exposée aux fluctuations des devises de maitriser sa trésorerie et ses encaissements/décaissements en EUR…. ”

 

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