Mis à jour le 01/03/2022

Suite à un point presse organisé lors de l’édition 2022 du salon de l’agriculture, FranceAgriMer est revenu sur les tensions déjà palpables quant à l’approvisionnement des matières premières agricoles.

La Russie et l’Ukraine totalisent à eux deux 30% des exportations mondiales de blé, l’Ukraine étant le 4ème exportateur mondiale de maïs (Pdm : 18%), le 5ème pays exportateur de blé (soit 12% de Pdm) et le 3ème pays exportateur d’orge.

Or le conflit russo-ukrainien a stoppé net les livraisons,  les ports ukrainiens de Berdiansk, de Marioupol, de Odessa, de Chernomorsk, et d’autres étant bloqués. Des millions de tonnes de céréales sont donc en attente d’exportation incluant les 12 M de T de blé de la Russie et les 3 M de T de maïs.

Impacts à court terme : les cours s’envolent. Le prix de la Tonne de blé était à 310 EUR lundi et le Colza à 755 EUR prenant respectivement 20 et 30 EUR d’augmentation en 2 jours.

En parallèle, la Russie et l’Ukraine représentent près de 80% des exportations mondiales d’huile de tournesol (50% pour l’Ukraine seule). FranceAgriMer annonce également des tensions probables sur les tourteaux de tournesol utilisés dans les élevages.

La sécurité alimentaire des certains pays fortement dépendants des matières premières agricoles est donc en jeu (particulièrement l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte et les pays d’Afrique Subsaharienne).

Un article du Moci du 1er mars indique que le marché des engrais risque une nouvelle fois d’être fortement impacté par une hausse des prix , le magazine rappelant que la Russie pèse pour 16% des échanges mondiaux d’engrais.

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