Mis à jour le 23/09/2025

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Un peu moins pénalisées que d’autres en 2020 (- 9 %), les exportations de boissons bretonnes se dirigent vers une bonne reprise cette année.

Les performances sont avant tout soutenues par la progression de nouveaux débouchés et une clientèle fidèle pour les eaux minérales  et autres boissons rafraîchissantes, alors que les segments alcoolisés restent plombés par une demande américaine et chinoise en berne.

Retrouvez ci-dessous des informations sur :

  • Les chiffres clés des exportations
  • Le soutien de plusieurs moteurs européen
  • Les évolutions observées au sein du Top 5 des clients des boissons bretonnes
  • Les évolutions des échanges trimestriels bretons dans les boissons entre 2017 et 2021

Des rebonds qui tardent à se faire sentir

Fortement impactées par des baisses drastiques de leurs expéditions vers les USA aux 2e et 3e trimestres l’an passé en contexte de crise sanitaire, les exportations de boissons bretonnes avaient regagné en valeur dès fin 2020 et poursuivent sur cette tendance depuis le début de l’année (30 M€ sur les 3 premiers trimestres 2021, + 10 % par rapport à la même période en 2020), sans toutefois regagner leurs niveaux de 2019.

À l’export, les boissons régionales restent stablement menées à ~ 67 % par le segment des eaux minérales et autres boissons rafraîchissantes, dont la hausse observée l’an dernier a soutenu l’ensemble du secteur tandis que la dynamique se poursuit en 2021 (20 M€, + 5 %), portée par une demande qui reste soutenue sur les marchés limitrophes.

Viennent ensuite les vins, dont les exportations se sont effondrées en 2020 et dont la reprise depuis le début de l’année (5 M€, + 16 %), bien qu’appréciable, devrait être loin de suffire pour rétablir des niveaux proches de leurs niveaux d’avant-crise.

Tout aussi affectés par la situation de pandémie, les spiritueux reprennent également du souffle sur les 3 premiers trimestres 2021 (3 M€, + 32 %), de même que les cidres (1,3 M€, + 15 %) et les bières (0,7 M€, + 85 %), mais sans que cela permette un réel “retour à la normale” comparé à 2019 pour ces divers segments.

Plusieurs moteurs européens en soutien

Les exportations de boissons bretonnes ont avant tout été soutenues par des progressions réalisées sur quelques destinations restées fidèles tout au long de 2020, au premier rang desquels figurent les Pays- Bas, où les exportations régionales développent très rapidement leurs débouchés depuis 2017. Après une nette progression l’an passé (11 M€, + 29 %), la demande néerlandaise poursuit sur une tendance très dynamique depuis début 2021 (9 M€ sur les 3 premiers trimestres 2021, + 24 % par rapport à la même période en 2020) et ne montre pas de signe de ralentissement. Cela permet aux boissons régionales de progresser en termes de parts de marché, atteignant ~ 0,3 % des importations du pays. En 2021, les exportateurs bretons peuvent aussi se féliciter du maintien de la demande au Royaume- Uni, où l’accélération observée l’an passé (4 M€, + 34 %) aboutit jusqu’à présent sur une stabilisation (3 M€, + 2 %), ce qui devrait conduire à une croissance nette par rapport aux niveaux des 4 dernières années si la tendance se confirme au dernier trimestre, et à une progression des parts de marché, toujours modestes pour les exportations régionales sur cette destination. Les perspectives sont aussi favorables en Belgique, où la légère hausse enregistrée l’an passé (2,6 M€, + 3 %) débouche sur une accélération plus notable que la demande du pays en 2021 (2,2 M€, + 13 %).

Alors que d’autres destinations un peu plus secondaires semblent accélérer ou progresser par rapport aux tendances affichées en 2020, comme l’Australie, l’Allemagne, le Japon, la Suisse… les exportations vers l’Italie reviennent à la baisse depuis le début d’année (2,5 M€, – 10 %) après une nette croissance l’an dernier (3,4 M€, + 10 %).

Les perspectives sont aussi moins favorables en Espagne, qui se stabilise à la baisse en 2021 (1,9 M€, – 1 %) après un ralentissement sensible en 2020 (2,6 M€, – 13 %), de même qu’en Chine, qui poursuit très à la baisse cette année (1,3 M€, – 12 %) après une chute drastique en pleine crise sanitaire l’an passé (1,7 M€, – 57 %).

Enfin, après avoir dégringolé en 2020 (1,2 M€, – 74 %), les expéditions régionales reprennent dynamiquement vers les USA depuis le début de l’année 2021 (1,8 M€, + 93 %) mais restent de loin très inférieures à 2019

Évolutions observées au sein du Top 5 des clients des boissons bretonnes

Une bonne capacité de résistance

Les évolutions des exportations du secteur breton des boissons reflètent davantage les tendances observées de 2019 à 2020 au niveau de la demande mondiale (estimée à – 8 %) que celles des exportations nationales, auxquelles elles ne contribuent qu’assez modérément. 1er exportateur mondial, la France a en effet subi des contrecoups sensibles sur les boissons à l’export (- 12 %), avec une légère perte de parts de marché à la clé.

Plus présentes et dynamiques sur les grands marchés européens limitrophes, où elles détiennent des parts de marché non négligeables (fluctuant de 0,1 % à 0,3 %) et restent bien alignées sur les cycles de la demande, les expéditions régionales sont bien moins centrées sur les grands marchés importateurs nord-américains et asiatiques, acteurs de 1er plan mondial où elles ont souffert l’an passé. Elles n’en demeurent pas moins capables de diversifier leurs cibles géographiques et d’y capter avec agilité diverses sources de croissance.

Évolutions des échanges trimestriels bretons dans les boissons entre 2017 et 2021

 

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