Mis à jour le 30/09/2026
/Le Benelux accélère sa mise en conformité, mais la Belgique, grâce à l’approche pragmatique de son référentiel Cyber Fundamentals (CyFun), s’impose en pionnière européenne de la cybersécurité.
Elle devance ses grands voisins dans l’application concrète de la directive NIS2.
Clients, fournisseurs, tout l’écosystème des secteurs critiques est impacté avec le choix de sécuriser ses objectifs business ou d’être pénalisé pour non-conformité.
C’est sur ce thème qu’est intervenue Flora Maurincomme, Chargée d’affaires Cyber, tech & services au sein de Business France Pays-Bas, à l’occasion d’un webinaire organisé à destination des entreprises bretonnes. Ont également pu témoigner de leurs expériences les dirigeants des sociétés ISITIX et Clean Power.
À travers le regard croisé de ces acteurs de la cyber présents en Belgique, ce webinaire a permis de couvrir les thèmes suivants :
- Regards croisés : Quelles sont les vraies différences d’approche réglementaire et culturelle entre la France et la Belgique ?
- Impact écosystème : Quelles sont les conséquences concrètes de cette avance belge sur la conformité cyber ?
- Stratégie & Opportunités : Comment adapter votre démarche si vous êtes déjà présent ou si vous souhaitez vous implanter avec succès en Belgique ?
Que faut-il retenir ?
Retour de Karen BERLAN LHERBETTE – Chargée de projets
” Le message central de ce retour d’expérience est que la directive NIS2 fait passer la cybersécurité d’un sujet principalement technique à un sujet de gouvernance, de risque business et de responsabilité de la direction. La Belgique est déjà dans cette phase opérationnelle depuis un moment.
Au-delà des obligations réglementaires, plusieurs messages m’ont particulièrement marqué :
- NIS2 n’est plus seulement un sujet IT : La cybersécurité devient un sujet de gouvernance et de responsabilité managériale. Les dirigeants sont directement concernés par la gestion des risques et des incidents.
- La conformité ne se résume pas à cocher des cases : L’enjeu est d’être capable d’identifier ses risques, de les prioriser, de gérer les incidents et de démontrer une démarche d’amélioration continue.
- Partir du métier avant de partir de la technologie : L’exemple de Clean Power est parlant : la démarche a commencé par l’analyse des processus et des risques business, avant de définir les mesures de cybersécurité à mettre en place.
- Pour les PME, il faut avancer progressivement : MFA, sauvegardes, gestion des accès, sensibilisation des collaborateurs, tests, plan de réponse aux incidents… L’objectif n’est pas de tout faire immédiatement, mais de construire une trajectoire réaliste et durable.
- La Belgique n’est pas un marché homogène : Wallonie, Bruxelles et Flandre présentent des réalités linguistiques, économiques et culturelles différentes. La proximité et la compréhension du contexte local peuvent faire la différence.
En définitive, NIS2 fait de la cybersécurité un enjeu majeur de continuité d’activité, de gouvernance et de responsabilité d’entreprise, et conduit à déplacer la question de « Suis-je conforme à NIS2 ? » vers une interrogation plus fondamentale : « Mon organisation maîtrise-t-elle réellement les risques cyber susceptibles d’affecter son activité ? » “
Nous vous proposons d’accéder ci-dessous à la présentation.
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