Mis à jour le 18/01/2021

Affichant une facture énergétique considérable, l’Autriche importe plus de biens qu’elle n’en exporte, soit 185 Mds$ contre 179 Mds$ en 2019, mais sa balance reste stablement excédentaire grâce aux exportations de services, qui s’élèvent à 74 Mds$ contre 63 Mds$ en 2019.

Le commerce intracommunautaire représente 71 % des exportations et 78 % des importations de l’Autriche, qui pèse ~ 3 % des échanges de l’UE- 27.

Infographies :  

  • Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec l’Autriche depuis 2016
  • Top 20 des échanges sectoriels de marchandises de la Bretagne avec l’Autriche en 2016 vs 2019

Une stabilité éprouvée par la conjoncture

Si l’Autriche représente ~ 1 % des échanges français de marchandises, les 2 pays sont plutôt des partenaires commerciaux de rang intermédiaires l’un pour l’autre : l’Autriche est le 25e client des exportations de la France et son 20e fournisseur, alors que la France détient une part de marché de ~ 3 % des importations autrichiennes, ce qui la hisse au rang de 8e fournisseur, et représente ~ 3 % des exportations autrichiennes, soit le 5e client du pays.

Après plusieurs années de progressions notables, la croissance économique autrichienne avait décéléré en 2019 du fait de la guerre commerciale USA-Chine et du Brexit mais l’Autriche continue d’être considérée comme l’une des économies les plus stables d’Europe.

Les mesures sanitaires rapidement déployées par le gouvernement pour éviter la propagation du virus ont bloqué l’économie mais elle pourrait rebondir rapidement du fait de la rapidité avec laquelle le pays a contré la pandémie puis levé ses blocages. Selon les prévisions émises par le FMI en avril 2020, la croissance devrait ainsi tomber à – 7 % en 2020 puis remonter à + 4,5 % en 2021 (contre – 5,5 % et + 5 % d’après la CE).

 

Vigilance sur les services et l'automobile

L’économie autrichienne s’appuie sur les Services, habituellement jugés moins volatiles que les exportations de marchandises et stabilisateurs mais particulièrement touchés par la crise du Coronavirus, tels que :

  • le Commerce,
  • les Transports,
  • l’Hôtellerie,
  • la Restauration
  • et le Tourisme.

Fortement dépendante du commerce international, en particulier avec les autres États-membres de l’UE (au 1er rang desquels l’Allemagne et les autres pays limitrophes), l’Autriche s’appuie sur des industries manufacturières très intégrées à la chaîne de valeur allemande et par ailleurs sources de passerelles entre Europe de l’Ouest et Europe centrale et orientale.

Sa capacité de rebond risque d’être largement dépendante de la reprise de ces diverses économies, en particulier dans l’Automobile, et pour d’autres exportations clés comme la Mécanique, la Métallurgie, et les produits du Bois, ou les Hydrocarbures et la Pharmaceutique pour ce qui est des importations.

Bretagne: un partenaire relativement secondaire

Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec l’Autriche depuis 2016

Source : Douane française

L’Autriche pèse seulement ~ 0,6 % du commerce de marchandises breton mais figure tout de même aux rangs de 33e client et de 26e fournisseur de la Bretagne.

Avec une contribution relativement faible aux échanges franco-autrichiens de marchandises, la Région présente une balance assez équilibrée avec ce pays. Alors que l’Électronique, la Mode, les Produits de beauté, la BVP, les Produits de la mer, ainsi que les Produits laitiers ou l’Élevage voient leurs excédents fluctuer, l’Automobile et la Mécanique ont récemment inversé de tendance pour devenir sensiblement déficitaires et seules les Viandes progressent réellement désormais.

La Bretagne affiche par ailleurs des déficits notables dans la Mécanique, la Plasturgie, la Métallurgie, l’Alimentation animale et la Pharmaceutique.

Source : Douane française

 

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Sources :

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