Mis à jour le 11/01/2022

Des rebonds dynamiques mais non généralisés

D’après les données publiées par Trade Map, les prévisions de l’Allemagne concernant les évolutions de la valeur de ses importations sur les 3 premiers trimestres de 2021 préfigureraient d’un rebond de la demande estimé à + 15 % par rapport à la même période en 2020, soit un niveau inférieur au net regain enregistré au global (+ 23 %) par les exportations régionales vers cette destination, cruciale pour la plupart des secteurs.

Néanmoins, la situation est plus contrastée selon les domaines considérés. Ainsi, la demande allemande a très activement soutenu des secteurs comme:

  • la pharmaceutique,
  • la chimie,
  • les produits laitiers,
  • les ingrédients et plats élaborés,
  • le numérique,
  • l’électronique et l’optique,
  • les matériels médicaux
  • ou les équipements électriques,

et ce, aussi bien en 2020 qu’en 2021, sans montrer de signe d’essoufflement à fin septembre.

La conjoncture est bien moins favorable pour les exportations de l’automobile bretonne, qui continuent de se dégrader de manière significative malgré la reprise des importations allemandes de manière plus générale dans ce secteur. Sans nécessairement retrouver leurs niveaux d’avant-crise, les autres secteurs industriels tendent à regagner davantage de vigueur après des ralentissements somme toute limités l’an passé, en particulier la mécanique, dont le rebond pondère très fortement à la hausse les performances de la Région sur le marché allemand dans l’ensemble, mais aussi la plasturgie, la métallurgie, les bois, cartons et papiers, ou divers secteurs agricoles et agroalimentaires comme les intrants ou la BVP.

Durablement plombés l’an passé, le mobilier et les produits de beauté et d’hygiène régionaux ne semblent guère profiter des rebonds affichés par la demande allemande, pas plus que les produits de la mer, les viandes ou la mode, qui recule nettement après une année 2020 relativement stable.

 

 

 

 

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