Mis à jour le 13/01/2021

Rapahël Muel Mörsel de la CCI France México et partenaire agréé de BCI au Mexique, nous propose un retour sur l’impact de la crise sanitaire dans son pays.

Quelles sont les contraintes de séjour au Mexique ?

L’Ambassade du Mexique en France informe que, à ce jour, les frontières du Mexique restent ouvertes à quiconque souhaite s’y rendre au départ de l’Europe. La décision de partir au Mexique est personnelle et relève de la responsabilité du voyageur. Aucune restriction liée à la pandémie ni d’obligation de présenter un justificatif spécifique ne sont imposées pour prendre un vol pour le Mexique.

Cependant, compte tenu de la situation sanitaire et dans la mesure où le confinement est actuellement mis en œuvre sur le territoire national français, les déplacements sont strictement encadrés.

Il est rappelé que pour voyager au Mexique pour une durée inférieure à six mois, les ressortissants français et ceux des pays de l’UE et de la zone Schengen n’ont pas besoin de visa.

Quelles sont les aides ou mesures mises en place par le gouvernement pour soutenir les entreprises ?

Aucun plan de relance sectoriel ou en aide aux entreprises n’a été mis en œuvre de la part du gouvernement mexicain à ce jour (que ce soit au niveau national ou fédéral).

Alors que de nombreux pays dans le monde se sont lancés dans une politique budgétaire expansionniste, recourant à l’endettement pour apporter un soutien aux entreprises et aux ménages, le Mexique a fait le choix d’un très faible niveau d’intervention (le pays n’a dépensé selon les estimations que 0,7 % de son PIB pour faire face à la crise).

Le gouvernement table sur une relance économique portée par le nouvel accord économique TMEC (USMCA en anglais), entré en vigueur en juillet 2020 et modernisant l’ALENA, mais également sur une redirection d’une partie du commerce international en sa faveur en raison de la guerre commerciale entre la Chine et les USA.

Il semble néanmoins que le Mexique ne puisse que difficilement faire l’économie de la mise en place d’un plan de relance, dont le financement serait notamment assuré par la mise en place d’une réforme fiscale ambitieuse. Dans le cadre de son évaluation annuelle au titre de l’article IV, le FMI a recommandé aux autorités mexicaines la mise en place d’un plan d’appui aux acteurs économiques d’un montant compris entre 2,6 et 3,5 % du PIB (incluant les 0,7% précédemment injectés).

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