Mis à jour le 06/04/2021

Une bonne résistance malgré des fluctuations

 

En 2020, les exportations et importations directes de marchandises de la Bretagne vers l’Afrique s’élèvent respectivement à ~ 699 M€ (- 0,8 %) et ~ 425 M€ (- 3,3 %),  menant à une balance stablement bénéficiaire pour la Région, soit + 273 M€.

L’Afrique représente ~ 5,2 % des échanges bretons, avec un poids croissant tant pour les exportations (soit ~ 6,6 % en 2020 contre ~ 6 % en2019) que pour les  importations (~ 3,8 % en 2020 contre ~ 3,6 % en 2019).

Comptant le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte pour figures de proue, les pays membres du Partenariat Euromed continuent de représenter quasiment 50 % des échanges directs bretons avec l’ensemble du continent mais les excédents avec les pays de cette zone ont légèrement diminué en 2020 du fait d’importations moins ralenties que les exportations.

Les échanges avec les différents marchés communs d’Afrique occidentale, centrale, orientale et australe ont globalement bien résisté en 2020 mais les situations sont plus contrastées au niveau des pays, qui individuellement ont pour la plupart affiché de fortes fluctuations à la hausse ou à la baisse à l’export et à l’import.

En conséquence, la Bretagne a toutefois maintenu des excédents solides avec ses principaux marchés africains comme:

  • la Côte d’Ivoire,
  • le Sénégal,
  • l’île Maurice,
  • l’Afrique du Sud,
  • le Gabon, etc.,

voire les a augmentés avec certains pays comme:

  • le Mali,
  • la Mauritanie,
  • le Congo
  • ou surtout l’Éthiopie,

tout en voyant ses rares déficits diminuer (à l’exception du Maroc).

 

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Une stabilité relative sur le plan sectoriel

Portés par des exportations en hausse (+ 14 %), les produits laitiers ont considérablement augmenté leur excédent avec le continent africain, passant de + 99 M€ en 2019 à + 113 M€ en 2020, imités en cela par les viandes (+ 5 %, + 49 M€) et dans une moindre mesure par l’alimentation animale (+ 0,4 %, + 35 M€), ou les matériels médicaux (+ 58 %, + 1 M€), tandis que l’aéronautique a généré un solide excédent (+ 51 M€).

Affichant aussi bien une hausse des exportations que des importations, les produits de la mer restent la principale source de déficit de la Région avec l’Afrique et ont vu ce déficit légèrement augmenter en 2020 pour atteindre – 107 M€.

Pénalisés par une baisse de leurs exportations et des importations en hausse, divers secteurs ont vu leurs excédents baisser, tels:

  • la mécanique,
  • les ingrédients,
  • les cultures,
  • les fruits & légumes,
  • l’élevage,
  • le numérique
  • et la pharmaceutique,

ou leur déficit se creuse, à l’instar de la chimie et des intrants agricoles.

Du fait d’exportations beaucoup plus ralenties que leurs importations, d’autres secteurs comme:

  • l’automobile,
  • les équipements électriques,
  • la métallurgie,
  • les produits de beauté,
  • le naval,
  • les boissons
  • et les équipements agricoles

ont également vu leurs excédents diminuer de manière significative en 2020.

Quelques secteurs comme la plasturgie, la BVP, la mode, le bois & papeterie ou le mobilier ont à l’inverse vu leurs excédents augmenter ou leur déficit réduire du fait d’importations en forte baisse.

 

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