Mis à jour le 10/06/2021

Qui êtes-vous ?

CIS SERVICES, depuis sa création en 2001, propose à des PME bretonnes une gamme complète de prestations sur mesure en vue d’optimiser leur entrée sur le marché russe et eurasienne, notamment :

  • études : analyse du marché, définition des acteurs, veille active,
  • recherche de partenaires commerciaux : identification de cibles, prospection directe, télémarketing, organisation de missions, suivi de contacts,
  • logistique : aide à l’obtention de visas, support logistique pour tout déplacement en Russie, organisation de rendez-vous, accompagnement, interprétariat, traduction,
  • conseil juridique, fiscal, douanier, aussi bien que le soutien dans la certification de produits et l’organisation de contacts bancaires visant la recherche de financement de projets,
  • aide à l’implantation directe de bureaux de représentation ou de filiales (enregistrement, création de sociétés mixtes, recrutement et formation de cadres locaux) et domiciliation avec encadrement commercial.

 

Secteurs porteurs

D’après-vous, quels sont les secteurs porteurs pour les entreprises bretonnes en Russie ?

D’après les statistiques du 2020, segments du secteur réel les plus développés sont :

SECTEUR PART DANS LE PIB, %
industrie manufacturière            13,1
secteur minier            11,3
BTP             5,1

agriculture, pêche, sylviculture

            3,4

 

Parmi les secteurs de l’industrie manufacturière en plein développement on peut mentionner :

  • production agroalimentaire (historiquement faible et représenté principalement par les importations, le secteur est en très forte croissance, boostée par le développement de l’agriculture, face à l’embargo agroalimentaire en vigueur depuis 2014)
  • construction automobile (1,3 million de voitures de passagers et 142 mille camions sont produits en 2020, à ce jour 17 usines assurent la production dont les marques internationales principalement: PSA, VW, HUNDAY, NISSAN, TOYOTA, SOLLERS, MAN, SCANIA, CUMMINS etc.)
  • construction aéronautique (historiquement forte dans le secteur militaire, la Russie développe les projets d’avions civiles, notamment MC 21, prévoyant la localisation de production de tous les composants dont moteurs, parties de fuselage, avionique etc.)
  • construction navale (90 bateaux civiles et 40 militaires sont produits en Russie en 2020 dont tankers, vraquiers, navires de croisières, aussi bien que les brise-glaces à propulsion nucléaire)
  • fabrication du matériel roulant ferroviaire (3e leadeur mondial par la longueur totale des lignes ferroviaires, la Russie développe la production de locomotives, voitures, notamment en partenariat avec les entreprises internationales dont ALSTOM, SIEMENS, BOMBARDIER).
  • machinisme agricole (hausse de la production locale en 2020 de +45% par rapport au 2017, du 1,1 à 1,6 milliard EUR. Plus de 10% de machines produites sont exportés, principalement en CIS et UE dont l’Allemagne et la France. Croissance de 2 fois, jusqu’à 3,1 milliard EUR est attendue d’ici vers 2030)
  • production de médicaments, matériel et dispositifs médicaux, industrie chimique et pétrolière sont également en plein développement.

 

Parmi d’autres secteurs c’est sans doute l’agriculture qui reste le leader en terme du développement depuis la mise en application par la Russie en août 2014 de l’embargo agroalimentaire pour l’importation de food provenant de pays occidentaux. Depuis ce temps 21 milliard EUR sont investis par l’état russe pour développer toutes les filières, 8,5 million T de viande sont produits en 2020, l’autosuffisance est atteinte, les exportations augmentent. Ce développement se caractérise par :

-VALORISATION : la Russie développe au même degré la culture de plantes, aussi bien que l’élevage et la transformation agroalimentaire.

-DIVERSIFICATION : depuis 2020 la Russie est le producteur officiel du BIO, le registre actuel de producteurs autorisés compte 100 fermes (le 100e certificat est délivré en mai 2021), en septembre 2019 nous avons accompagné le groupe de producteurs russes du BIO au salon SPACE, le reportage TV en français est disponible par le lien https://www.youtube.com/watch?v=SzSpj_6G-7g&t=48s

Le développement d’autres labels publics et privés distinguant les produits non-conventionnels est à prévoir.

  • DEVELOPPEMENT DURABLE :  à ce jour 97,2 million ha de terres arables (soit 40%) restent inexploitées en Russie ce que représente le potentiel important pour le développement à long terme, surtout vu les tendances globales de réchauffement climatique (donc manque de food) et de la hausse de population mondiale (de 7,8 milliard actuellement à 9,8 milliard en 2050 selon FAO).
  • DEMANDE EN TECHNOLOGIES : dans ce contexte la demande en génétique animale performante, matériel et technologies d’élevage et transformation, aliment, logiciel, traçabilité reste et visiblement restera actuelle.

 

Les tendances principales du développement de l’économie russe sont :

1) La substitution des importations, politique économique actuelle de la Russie s’appuyant sur le protectionnisme (ce que n’est pas toujours facile de mettre en pratique dans certains secteurs dont production de médicaments, machinisme agroalimentaire, génétique animale etc.) et ayant 2 outils principaux, celui de la limitation des importations de produits finis (par quotas, régularisation tarifaire des importations, embargo etc.) et celui du développement de la production locale (prêts aidés, création de parcs industriels, appel aux IDE, «programmes nationaux» visant le développement de différentes filières économiques etc.)

2) Augmentation des exportations, vu surtout le fait que la Russie a les frontières communes avec 18 états du monde en Asie et en Europe. Pour répondre à cet objectif, la structure publique compétente RUSSIAN EXPORT CENTER a été créée en 2015 https://www.exportcenter.ru/en/

 

3) Intégrations sur l’espace post-soviétique, à ce jour 5 pays dont la Russie sont intégrés dans une zone de libre-échange, Union Economique Eurasienne. La structure publique compétente est la Commission Eurasienne http://www.eurasiancommission.org/en/Pages/default.aspx

 

Pratique des affaires

Pourriez-vous nous préciser quelle image les Russes ont-ils des Français ?

Il existe bien sûr des stéréotypes qui ne sont présents que dans les premières minutes lors du premier rendez-vous. Les russes sont européens par mentalité et en général dans l’esprit ont beaucoup plus de points communs avec les français qu’avec les chinois ou les africains par exemple.

Même si nous vivons actuellement dans un autre système politique, l’image de la France formée à l’époque soviétique reste importante, surtout pour les russes âgés de plus de 50 ans. Cette image est formée par exemple par les films français des années 60/70, massivement admis pour la projection à l’URSS, par la popularisation de la peinture française, de la musique française, sans oublier évidemment l’histoire glorieuse du régiment franco-russe Normandie-Niemen et du mouvement populaire de Résistance au cours de la Deuxième Guerre Mondiale.

 

A noter :

  • BARRIERE LINGUISTIQUE : pour un grand nombre de citoyens, surtout âgés de plus de 40 ans, c’est la langue russe qui reste un seul outil de communication, cependant le nombre d’anglophones augmente constamment. Dans cette optique, vos documents de marketing idéalement devraient être traduits en russe.
  • ZONE ECONOMIQUE HORS UE : malgré l’harmonisation en cours, la Russie n’est pas la zone de libre-échange avec l’Union Européenne, ce que demande de prendre en considération les barrières douanières (taxes) et réglementaires (certificats/déclaration de conformité) pour les produits exportés.
  • DISTANCES : le plus grand pays du monde (33 fois la France), la Russie a 11 zones temporaires et l’étendue de l’Ouest à l’Est de 9 mille km. Même si vous voyagez par avion, le planning de déplacements doit prendre cela en considération.

 

Forces et faiblesses de la Russie

FORCES

FAIBLESSES

  • richesse en ressources naturelles et volonté de les valoriser visant le développement économique du pays,
  • 145 millions de consommateurs de FMCG (NB: l’embargo ne concerne que food), retail très développé, structuré et segmenté,
  • coûts de production plus bas vs l’UE (RH, disponibilité de matières premières…) : potentiel pour le sourcing ou IDE,
  • intégration avec l’espace post-soviétique (zone de libre-échange au sein de l’Union Economique Eurasienne).
  • escalade politique de relations avec les pays Occidentaux suite à la crise Ukrainienne,
  • incertitude vs le développement économique et sociale durable (Russie post-Poutine),
  • économie en phase de transition traînée suite à la chute de l’URSS en 1991,
  • barrières tarifaires et non-tarifaires pour l’exportation de produits finis, dépendent de types de produits (plus importantes pour biens de consommation, moins importantes et parfois absentes pour le matériel et facteurs de production).

Donner votre avis