Mis à jour le 13/01/2021

2e puissance manufacturière d’Europe et 7e mondiale, l’Italie a réalisé ~ 532 Mds$ d’exportations contre ~ 473 Mds$ d’importations en 2019. Ses échanges de services sont aussi bien développés, les exportations atteignant ~ 122 Mds$ contre ~ 124 Mds$ d’importations en 2019.

Le commerce intracommunautaire représente 56 % des exportations et 59 % des importations du pays, qui pèse ~ 8 % des échanges de l’UE- 27.

Infographie : 

  • Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec l’Italie depuis 2016
  • Top 20 des échanges sectoriels de marchandises de la Bretagne avec l’Italie en 2016 vs 2019

L'économie frappée avec une force particulière

Partenaire économique majeur et historique pour la France, l’Italie pèse ~ 8 % de ses échanges de marchandises et figure aux rangs de 3e client et de 3e fournisseur du pays.

Tandis que les parts de marché françaises s’élèvent à ~ 11 % des exportations (2e client) et ~ 9 % des importations italiennes de marchandises (2e fournisseur), l’Italie représente le 4e déficit commercial le plus important pour la France, même s’il tend à se stabiliser aux alentours de 6 Mds€ à 7 Mds€.

Longuement affaiblie après la crise financière de 2008, l’Italie était sortie de récession en 2015 pour afficher ensuite des croissances solides jusqu’en 2019, année de stagnation. Outre le lourd tribut humain payé par le pays lors de la pandémie, les mesures de confinement devraient plonger l’économie italienne dans une profonde récession. Un rebond technique est rapidement attendu au 2e semestre 2020 puis un redressement partiel en 2021, à condition d’une reprise mondiale et d’un retour de la consommation privée et des investissements en Italie.

Selon les prévisions émises par le FMI en avril 2020, l’apparition du Coronavirus devrait ainsi faire chuter la croissance du PIB italien à – 9,1 % en 2020, une remontée étant attendue à + 4,8 % en 2021 (contre – 9,5 % et + 6,5 % anticipés par la CE).

Vigilance sur de nombreux fronts

Figurant parmi les piliers européens de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire, de la Mode et des Biens de conso, de l’Automobile, de la Mécanique et de la Chimie, malgré sa désindustrialisation relative, l’Italie est une économie fortement orientée vers l’exportation mais elle dépend toujours de ses importations en matières premières, Hydrocarbures en tête.

Le choc causé par la virulence de la pandémie a rapidement contraint l’Italie à des arrêts de production qui ont perturbé les chaînes d’approvisionnement et pesé sur la fabrication, en particulier dans les grandes régions industrielles, en pénalisant immédiatement l’offre de son tissu de PMEs dans de nombreux secteurs.

Nombre de marchés clés des exportations de l’Italie devraient ainsi se contracter fortement en 2020, de même que le Tourisme et les Services connexes, or ils figurent parmi les secteurs les plus rentables et dont la croissance est la plus rapide.

Bretagne: un partenaire clé très touché par la crise

Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec l’Italie depuis 2016

Source : Douane française

3e destination des exportations régionales, l’Italie pèse 7,5 % des échanges de la Région, dont l’excédent se distingue avec ce partenaire, qui n’est “que” son 6e fournisseur.

Cette situation est favorisée par les excédents stables qu’affichent des secteurs moteurs comme l’Automobile et les Viandes, mais aussi :

  • les Produits laitiers,
  • les Produits de beauté,
  • les Produits de la mer,
  • les Fruits & légumes,
  • les Équipements de climatisation
  • et l’Electronique,
  • ou encore les Ingrédients,
  • l’Alimentation animale,
  • l’Élevage
  • et les Intrants agricoles.

La demande bretonne est source de déficits plus notables dans la Mécanique, la Métallurgie, la Plasturgie, le Mobilier et la Mode.

 

Source : Douane française

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