Mis à jour le 20/10/2020

Quoique en hausse, les échanges de l’UE avec les 10 autres pays de la CEI demeurent faibles et pèsent moins de 1 % des exportations et des importations de l’UE- 27 combinés.

Ils sont en outre soumis à des négociations fragmentées au travers de partenariats multiples (Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Moldavie, Kazakhstan) adossés au renouvellement du Partenariat oriental et de la Stratégie pour l’Asie centrale.

Infographies : 

  • Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec la CEI depuis 2016
  • Top 20 des échanges sectoriels de marchandises de la Bretagne avec la CEI en 2016 vs 2019

Des économies toujours sous influences russes

Selon les données de la Douane française, les pays membres de la CEI hors Russie et hors Ukraine cumulent seulement ~ 0,25 % des exportations mais pèsent ~ 0,75 % des importations totales de marchandises du pays.

Comme l’indique le graphique ci-contre, les importations françaises de marchandises depuis la zone plafonnent à ~ 4 Mds€ depuis 4 ans alors que les exportations dépassent tout juste 1 Md€, menant le déficit commercial annuel de la France envers cette zone à fluctuer aux alentours de – 2,5 Mds€ ou – 3 Mds€.

Le Kazakhstan est le partenaire qui se distingue parmi les autres depuis 2016, avec l’Azerbaïdjan et dans une moindre mesure la Géorgie, le Belarus et l’Ouzbékistan. Comparativement peu touchés par la Covid-19, les pays membres de la CEI ont bénéficié de soutiens russes effectifs pour lutter contre la pandémie mais ils continuent surtout d’afficher des disparités importantes en termes de développements économique, socio-démographique, industriel, technologique, urbain, etc. En conséquence, ils ont répondu de manières variées aux impacts de la pandémie, avec des degrés divers dans l’envergure de leurs états d’urgence sanitaire et des mesures destinées à stimuler leurs économies respectives.

Dans ses projections émises en avril 2020, l’ONU a estimé que la croissance du PIB de la CEI devrait se contracter de 3,5 % en 2020 du fait de la pandémie pour se redresser en 2021 à + 3 % (contre (contre – 1,6 % et + 3 % anticipés par la CE).

Vigilance sur les hydrocarbures

La CE anticipe une baisse significative, soit – 11,7 %, pour les importations de produits européens depuis la CEI en 2020 mais compte sur un redressement notable en 2021, soit + 5,6 %.

De même pour les exportations de la CEI, qui se replieraient de – 11,5 % cette année avant de connaître une hausse de + 4,9 % en 2021. Leur dépendance aux fluctuations de l’économie russe et des Hydrocarbures dans le contexte de baisse des prix du pétrole reste à priori le facteur majeur des évolutions à surveiller pour les pays de la zone.

Bretagne : un marché de niche mais excédentaire

Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec la CEI depuis 2016

Source : Douane française

 

Quoique aussi fluctuants que ceux de la France, et potentiellement aussi “négligeables” au regard d’autres marchés clés, avec une part cumulée inférieure à 0,5 % du commerce total de marchandises de la Région, les échanges de la Bretagne avec la Communauté des États Indépendants hors-Russie n’en sont pas moins excédentaires et moins directement plombés que la France par les importations en Hydrocarbures.

Comptant comme principales destinations le Kazakhstan, le Belarus, l’Azerbaïdjan et la Géorgie, les exportations bretonnes se distinguent plutôt dans des domaines comme:

  • les Produits de beauté,
  • la Métallurgie,
  • l’Alimentation animale,
  • les Produits laitiers
  • ou l’Automobile.

À l’inverse, la Région affiche des importations irrégulières de produits provenant d’Asie centrale comme les Céréales, les Huiles & graisses ou les Intrants agricoles.

 

Source : Douane française

 

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Sources :

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