Mis à jour le 06/04/2021

Les exportations directes de boissons de la Bretagne se sont maintenues à ~ 38 M€ en 2020 (- 9 %) contre 47 M€ d’importations (+ 24 %).
En conséquence, la balance régionale est redevenue déficitaire, atteignant – 9 M€, principalement du fait de la demande en bière.

Les échanges des boissons ont progressé mais ne pèsent que ~ 0,4 % des échanges bretons et ~ 0,5 % des échanges du secteur français.

 

Pertes à l'export pour les boissons françaises

Les évolutions des échanges directs du secteur breton ne reflètent pas les évolutions nationales : en 2020, la France a perdu davantage de terrain du côté de ses exportations de boissons, portées à ~ 15 Mds€ (- 12 %) contre ~ 3,6 Mds€ d’importations (- 6 %).

Toujours 1er exportateur mondial, le pays maintient toutefois un excédent solide dans ce secteur, à savoir + 11,3 Mds€ en 2020 contre + 13,2 Mds€ en 2019, principalement porté par le commerce de vins (+ 8 Mds€) et de spiritueux (+ 3 Mds€), malgré leurs pertes notables à l’export, en particulier vers des destinations clés comme:

  • les USA,
  • l’Allemagne,
  • le Royaume-Uni,
  • le Japon,
  • la Chine
  • et Singapour.

Seuls segments à avoir progressé à l’export, les bières (+ 9,6 %) et autres boissons fermentées non distillées (+ 17,7 %) ont profité de la demande accrue des marchés limitrophes, en particulier:

  • le Royaume- Uni,
  • l’Allemagne,
  • l’Espagne
  • et l’Irlande,

sans toutefois générer d’excédents du fait de la demande française.

L'export retrouve des couleurs au 4e trimestre

Après des baisses marquées aux 2e et 3e trimestres, les exportations de boissons bretonnes ont regagné un terrain notable en valeur au 4e trimestre, portées d’une part par le maintien de la demande de clients restés fidèles tout au long de 2020 comme les Pays- Bas, la Belgique, le Japon ou l’Australie, et d’autre part par une reprise plus notable des expéditions au dernier trimestre vers des destinations comme le Royaume- Uni, les USA, l’Irlande, l’Espagne, la Chine, Hong Kong et l’Allemagne.

La Région se distingue toutefois surtout par le haut niveau d’augmentation de ses importations tout au long de l’année dans le contexte pandémique et la tendance est loin d’avoir ralenti en fin d’année.

Des évolutions contrastées selon les segments

Menant les échanges bretons dans le secteur, les eaux minérales et autres boissons rafraîchissantes ont pesé 67% des exportations bretonnes de boissons en 2020 (~ 25 M€, + 10 %) tandis que les bières ont de leur côté représenté 67 % des importations (~ 32 M€, + 44 %), la Bretagne représentant désormais 3,2 % des importations françaises de bières (contre 2,2 % en 2019).

Ces 2 segments sont donc restés respectivement les premières sources d’excédent (+ 18 M€) et de déficit (- 31 M€) pour les boissons bretonnes et sont les seuls à avoir affiché des progressions en 2020. Cette situation a largement contribué à favoriser d’une part les exportations de boissons rafraîchissantes vers:

  • les Pays-Bas,
  • le Royaume-Uni,
  • l’Italie
  • et l’Espagne,

et d’autre part une progression notable des importations de bière en provenance des Pays-Bas et de Belgique.

Bien qu’ils affichent toujours des légers excédents, les vins ont vu leurs exportations fondre en 2020 pour atteindre ~ 5 M€ (- 43 %), de même que les spiritueux (~ 5 M€, – 20 %) et les cidres (~ 1,5 M€, – 25 %).

Ces baisses sont notamment dues à une perte de terrain très notable aux USA, et dans une moindre mesure en Chine, en Belgique et en Suisse, ce que n’ont pas compensé les progressions affichées par ces segments sur d’autres marchés comme:

  • le Japon,
  • Singapour,
  • le Royaume-Uni,
  • les Pays-Bas
  • et quelques pays en Afrique.

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