Mis à jour le 06/04/2021

L’Orient affiche une bonne résistance

En 2020, les exportations et importations directes de marchandises bretonnes vers les pays d’Orient se sont élevées respectivement à ~ 2,07 Mds€ (- 5 %) et ~1,9 Mds€ (- 14 %), pour un excédent commercial de + 169 M€.

Si le poids de l’Orient est resté stable à ~ 18 % des échanges bretons au global, le poids de l’export a augmenté pour atteindre ~ 20 % des exportations directes alors que les importations ont au contraire diminué à ~ 17 %.

Bien que les importations en provenance de Chine aient baissé de – 13 % (- 150 M€) en valeur entre 2019 et 2020, le pays est resté stablement le principal fournisseur oriental de la Région et conserve une part de ~ 9,5 % des importations bretonnes mais les exportations vers cette destination sont aussi parmi les rares à avoir progressé en valeur en 2020 (+ 50 M€, soit + 9 %).

En conséquence, le déficit régional avec la Chine est passé de – 650 M€ à – 450 M€.

La Bretagne a également comblé son déficit vis-à-vis du Japon grâce à des exportations qui n’ont baissé “que” de – 11 % face à des importations en forte baisse de – 38 %.

De son côté, Singapour a conservé une demande stable en marchandises bretonnes et demeure la principale source d’excédent sur la zone (+ 376 M€) alors que l’excédent avec la Corée du Sud a à l’inverse diminué de moitié pour atteindre + 33 M€ en 2020.

Les exportations bretonnes vers l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie sont restées solides et excédentaires, de même que vers l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et le Qatar.

 

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Les dynamiques poursuivent sur leur lancée

Portées par des exportations en hausse (+ 9 %), les viandes ont augmenté leur excédent en 2020 (+ 556 M€) et confirment leur rôle de moteur dans les échanges bretons avec les pays d’Orient, imités en cela par les produits laitiers, dont les exportations ont augmenté de + 7 % pour un excédent en hausse à + 272 M€, et dans une moindre mesure par l’élevage (+ 42 %, + 29 M€) ou le bois & papeterie (+ 4 %, + 20 M€).

La pharmaceutique a de son côté généré un excédent en forte hausse, soit + 223 M€, grâce à des importations en très forte baisse (- 30 %) face à des exportations stables.

Du fait de baisses significatives de leurs importations, la BVP, l’alimentation animale, les ingrédients, les produits de beauté ou les cultures sont restés excédentaires malgré une baisse de la demande.

En dépit d’importations en baisse et d’exportations en hausse, la mode (+ 9 %), les matériels médicaux (+ 45 %), la construction (+ 14 %) et le mobilier (+ 3 %) n’ont que peu renfloué leurs déficits structurels avec les fournisseurs orientaux, de même pour les produits de la mer, la plasturgie et la métallurgie, qui ont bénéficié d’une baisse significative des importations en valeur mais demeurent déficitaires.

L’automobile se démarque par une balance désormais excédentaire de + 12 M€ en 2020 (contre – 162 M€ en 2019), du fait d’une baisse très significative des importations (- 83 %). Le numérique a à l’inverse creusé son déficit (- 156 M€) en raison d’une forte baisse des exportations (- 35 %) face à des importations stables.

 

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