Mis à jour le 06/04/2021

Évolutions notables parmi les partenaires clés

 

En 2020, les exportations et importations directes de marchandises de la Bretagne vers l’Europe ont atteint respectivement ~ 7 Mds€ (- 12 % par rapport à 2019) et ~ 7,64 Mds€ (- 10 %), menant à un déficit de la balance commerciale régionale de – 595 M€, et ce, en dépit de la baisse considérable de la facture énergétique vis-à-vis de la Russie (- 51 %).

Malgré une légère baisse par rapport à 2019, l’Europe pèse toujours ~ 68,1 % des échanges de la Région, soit respectivement 66 % et 69,3 % de la valeur totale des exportations et des importations. De son côté, l’Union européenne des 27 représente 54,4 % des exportations, en recul par rapport à 2019, contre 58,8 % des importations, en hausse, menant à un déficit qui s’est creusé, passant de – 461 M€ en 2019 à – 776 M€ en 2020.

L’an passé, les échanges de la Région ont plus particulièrement pâti des baisses notables affichées par les exportations à destination des clients majeurs situés en Europe de l’Ouest (- 11 %) et du Sud (- 16 %), alors que les importations n’ont que faiblement baissé (respectivement – 4,9 % et – 7,6 %). La Région n’a augmenté que peu d’excédents, principalement en Europe centrale (Suisse, Hongrie, Pologne, Croatie, Roumanie) et a vu ses principaux excédents “fondre”, soit – 44 % pour l’Italie, – 22 % pour la Grèce, – 11 % pour la Slovaquie et – 20 % pour le Royaume-Uni.

Le déficit s’est à l’inverse creusé de – 17% avec l’Allemagne et de – 174 % avec la Belgique, tandis que l’Espagne est devenue une source de déficit notable en 2020.

 

 

 

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Des situations contrastées selon les secteurs

 

Bien que toujours excédentaire (+ 256 M€ en 2020 contre + 692 M€ en 2019), l’automobile est le secteur qui a perdu le plus de terrain en valeur à l’export vers les clients européens (- 33 %).

Elle est suivie en cela par:

  • les produits de la mer (- 30 %),
  • la mécanique (- 24 %),
  • le mobilier (- 21 %),
  • la BVP (- 21 %),
  • les produits de beauté (- 16 %),
  • les viandes (- 13 %)
  • et la plasturgie (- 11 %),

autant de secteurs dont la baisse des importations n’a pas suffi à compenser les pertes de marchés, menant à des excédents en baisse ou à des déficits en hausse.

Faisant figure d’exceptions parmi les spécialisations bretonnes, les produits laitiers, l’alimentation animale, l’élevage et le numérique se démarquent à l’inverse par les progressions notables de leurs excédents respectifs avec les marchés européens, principalement du fait d’exportations en hausse couplées à des importations en forte baisse.

Alors que des secteurs comme les intrants agricoles, les équipements électriques, la mode, la chimie et surtout les hydrocarbures ont plutôt vu leurs déficits réduire grâce à des baisses drastiques de leurs importations, la métallurgie, le bois & papeterie, les ingrédients et avant tout la pharmaceutique ont creusé leurs déficits avec les fournisseurs européens du fait d’exportations en forte baisse face à des importations relativement stables ou en augmentation. Portés par des exportations en très forte hausse (+ 137 %), les matériels médicaux ont frôlé quant à eux une balance commerciale à l’équilibre avec l’Europe en 2020.

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