Mis à jour le 06/04/2021

La perte de terrain à l’export se confirme

Les exportations et importations régionales directes de marchandises vers l’Amérique s’élèvent respectivement à ~ 749 M€ (- 18 %) et ~ 933 M€ (stables), menant à une balance commerciale dont le déficit a augmenté de manière significative pour atteindre – 204 M€ en 2020.

L’Amérique est restée stable à ~ 7,8 % des échanges régionaux en valeur mais son poids dans les exportations a diminué de ~ 7,7 % en 2019 à ~ 7 % en 2020 alors que le poids des importations a augmenté de ~ 7,8 % à ~ 8,6 % sur la même période.

Les échanges restent concentrés sur un petit nombre de pays, au premier rang desquels figurent les USA, principal partenaire où les exportations bretonnes ont continué de perdre du terrain en 2020 (- 18 %), de même que les importations (- 8 %), conduisant à une réduction drastique de l’excédent régional.

Autre partenaire clé, le Brésil a vu sa demande diminuer en valeur alors que les importations en provenance du pays ont augmenté (+ 1 %), menant à une augmentation du déficit structurel de la Région avec ce fournisseur (- 200 M€ en 2020).

Les échanges avec quelques pays comme le Mexique, le Chili ou la Colombie sont restés excédentaires malgré les fluctuations des exportations grâce à des fortes baisses des importations.

Une hausse des importations en provenance du Canada a fait basculer la balance commerciale d’un léger excédent de + 6 M€ en 2019 à un léger déficit de – 3 M€ en 2020.

Les déficits se sont également creusés avec l‘Argentine et l’Équateur.

 

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Plusieurs déficits structurels se creusent

 

Les principaux postes d’échanges régionaux directs avec l’Amérique demeurent les cultures, les ingrédients et les produits de la mer, secteurs qui ont creusé leurs déficits structurels en 2020 respectivement à – 173 M€, – 129 M€ et – 107 M€ du fait d’exportations en forte baisse et d’importations en forte hausse, toujours majoritairement en provenance du Brésil, des USA, de l’Argentine, du Canada et de l’Équateur.

Divers postes qui étaient excédentaires en 2019 ont par ailleurs perdu un terrain notable à l’export, tels:

  • les équipements électriques (- 40 %),
  • la mécanique (- 42 %),
  • les produits de beauté (- 41 %),
  • la BPV (- 30 %),
  • l’alimentation animale (- 9 %),
  • le numérique (- 17 %),
  • l’automobile (- 52 %),
  • les boissons (- 83 %)
  • ou le mobilier (- 31 %),

alors que la valeur de leurs importations a plus faiblement ralenti ou a augmenté en parallèle.

Grâce à des exportations en hausse et le plus souvent associées à des importations en baisse notable, d’autres secteurs comme:

  • la pharmaceutique,
  • les équipements agricoles,
  • la plasturgie,
  • les intrants agricoles,
  • les produits laitiers,
  • les fruits & légumes,
  • le bois & papeterie,
  • la métallurgie
  • ou l’aéronautique

ont renforcé leurs excédents, renfloué leurs déficits ou même basculé en balances légèrement excédentaires.

Malgré une hausse de la demande sur les marchés nord-américains, les matériels médicaux ont à l’inverse vu leur déficit se creuser du fait d’importations en hausse très significative.

 

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