Mis à jour le 20/10/2020

Des reconfigurations géographiques à anticiper

En 2019, 25 pays d’Europe, intra- ou extra-UE27, ont généré à eux-seuls ~ 65 % des exportations et ~ 70 % des importations totales de marchandises de la Bretagne.

Profitant de la manne de leurs développements économique, industriel et technologique, les entreprises bretonnes ont plus activement développé les échanges avec les pays d’Europe de l’Est et du Sud qu’avec les pays d’Europe du Nord et de l’Ouest depuis 2016, bien que ces derniers restent des partenaires majeurs.

Si l’on observe les marchés européens avec lesquels la Bretagne a affiché les échanges les plus dynamiques en 2019, on constate que les marchés “forts” excédentaires sont aussi ceux qui pourraient voir leurs économies les plus durablement affectées par le Coronavirus, à savoir l’Italie, l’Espagne, la Pologne et la Grèce. Sous réserve d’adoption du plan de relance de la CE au niveau des instances européennes et nationales, ce sont toutefois aussi ces 4 pays qui devraient bénéficier des aides européennes les plus conséquentes pour reconstruire et moderniser leur économie, l’objectif annoncé étant une relance à l’horizon 2022-2023.

Pays clé pour la balance régionale, le Royaume-Uni souhaite de son côté finaliser ses négociations avec l’UE-27 d’ici la fin de l’été ou décembre 2020 au plus tard, afin de définir les contours des relations économiques post-Brexit.

Des expositions sectorielles à surveiller

20 secteurs concentrent ~ 80 % du commerce direct de marchandises entre la Bretagne et les pays d’Europe.

Quelques secteurs ont réalisé des poussées notables à l’export depuis 2016, en particulier l’Automobile or celle-ci devrait être fortement exposée aux conséquences de la pandémie dans le sillage de l’industrie française, à la fois en amont et en aval de la filière.

Notablement excédentaires, la BVP, les Produits laitiers, l’Alimentation animale et l’Élevage sont des spécialisations régionales clés et leurs échanges continuent de progresser de manière dynamique avec les marchés européens mais ce sont les Viandes qui restent ostensiblement LE 1er poste d’échange et d’excédent pour la Région.

À l’inverse, les déficits bretons se sont creusés dans:

  • la Pharmaceutique,
  • la Chimie,
  • le Mobilier,
  • la Mécanique,
  • la Métallurgie,
  • les produits de transformation du Bois,
  • et les Hydrocarbures,

autant de secteurs dont la demande est source de déficits notables pour la Région et de dépendances à des degrés divers vis-à-vis des fournisseurs européens.

De leur côté, l’Aéronautique, les Produits de beauté et l’Électronique ont perdu un terrain significatif à l’export vers les marchés européens, de même que les Ingrédients, les Fruits & légumes et la Construction navale.

Quoique représentant une véritable spécialisation régionale à l’export, les Produits de la mer sont aussi une source de déficits conséquents vis-à-vis de plusieurs fournisseurs européens clés mais la situation tend à évoluer vers une réduction de ces déficits depuis 4 ans.

 

Source :  Douane française

 

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