Mis à jour le 20/11/2020

Selon une étude publiée par l’ambassade de France au Guatemala en mars 2020, l’écosystème numérique est en plein développement en Amérique Centrale CA-4 ( Guatemala, Honduras, Salvador, Nicaragua). Les jeunes (51% de la population), y contribuent  mais aussi les initiatives développées par les pouvoirs publics, les secteurs public et privé et la sphère académique. Cependant une large partie de la population n’a pas accès à internet, notamment dans les zones reculées, créant une nette fracture numérique.

  • Selon Internet World Stats, en moyenne 43,4% de la population d’Amérique Centrale a accès à internet contre 57.2% dans le reste du monde.
  • L’accès à internet fixe est très limité depuis le domicile du fait du manque d’infrastructures. Ceci est expliqué par une législation obsolète des NTIC et des coûts élevés portés par cette absence. Le taux d’accès moyen est de 26.4% et seulement 1 PME/10 sont utilisatrices.
  • Selon la Central American Business Intelligence, le taux de pauvreté est très élevé au sein des pays du CA-4 ( entre 50 et 65% de la population est considérée comme pauvre). Ceci entraine une faible utilisation de l’internet haut débit, onéreux.
  • L’implication de l’état reste marginale excepté au Guatemala ou une proposition de réforme de la loi générale des Telecom est portée par le président. Il faut noter aussi un agenda digital 2020-2030 au Salvador ayant pour but de concrétiser les projets dans des domaines tels que l’éducation, l’innovation, d’édition digitale.

Ces données expliquent un manque de compétitivité dans le digital mais la numérisation des économies est en marche :

  • L’usage du téléphone portable est démocratisé avec un taux moyen de souscription de 114.95 (soit plus d’un téléphone/personne). Ceci, malgré des tarifs mobiles élevés portés par un oligopole.
  • 90% des usagers d’internet ont un compte Facebook. Ils l’utilisent comme réseau social mais aussi comme outil de travail et de e-shopping.
  • Les secteurs de la télécommunication, de la finance et de l’agriculture, malgré un environnement défavorable, se développent dans le numérique.
  • De grandes entreprises du secteur digital sont implantées au Guatemala telles que Uber, Microsoft ou E-bay.
  • Le e-commerce peu développé, croit de 15%/an ; le secteur du e-service se développe très bien à l’export.
  • Le Guatemala sort son épingle du jeu/aux autres pays du CA-4 et  présente de belles ambitions pour son écosystème start up.

 

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