Mis à jour le 09/07/2020

La balance commerciale de la Finlande semble relativement équilibrée : les exportations et importations de biens ont atteint ~73 Mds$ tandis que les exportations de services représentent ~ 34 Mds$ et ne sont dépassées que de peu par les importations à ~ 35 Mds$ en 2019.

Le commerce intracommunautaire représente 60 % des exportations et 70 % des importations du pays, qui pèse ~ 1 % des échanges de l’UE-27.

Infographies :

  • Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec la Finlande depuis 2016
  • Top 20 des échanges sectoriels de marchandises de la Bretagne avec la Finlande en 2016 vs 2019

 

Vers un effondrement de l'économie ?

La Finlande ne représente que ~ 0,4 % des échanges français de marchandises et figure seulement aux rangs de 40e client de la France et de 39e fournisseur.

De son côté, la France détient une part de marché de ~ 3 % des échanges finlandais de marchandises, ce qui la hisse au rang de 9e fournisseur et de 7e client du pays.

La France a vu son déficit augmenter vis-à-vis de la Finlande depuis 2016 alors que les ventes de matériel de transport français ont constitué le principal produit d’exportation français vers cette destination, notamment dans l’Aéronautique et tandis que les achats dans l’Automobile finlandaise ont à l’inverse augmenté.

Parfois citée comme un modèle pour ses performances économiques, sa compétitivité et sa capacité d’innovation, la Finlande a éprouvé des difficultés à se remettre de la crise financière de 2008 et de la crise de la zone euro en 2010. Vulnérable à la conjoncture internationale, le pays a par ailleurs souffert des sanctions croisées entre l’UE et la Russie, étant donné son rôle de carrefour entre les 2 blocs.

L’affaiblissement de la consommation privée, principal moteur de sa croissance, a freiné les performances de l’économie finlandaise en 2019 et l’activité du pays a été d’autant plus sévèrement affectée par la pandémie de Covid-19, quoique tardivement, et par les mesures prises pour l’endiguer.

Grâce à un soutien budgétaire sans précédent, l’économie devrait rebondir avec la levée progressive des mesures de confinement mais sans retrouver le niveau de 2019 étant donné les perspectives de chômage et au prix d’un alourdissement conséquent de la dette publique.

D’après les prévisions émises par le FMI en avril 2020, la croissance du PIB finlandais tomberait à – 6 % en 2020 puis remonterait à + 3,1 % (contre – 6,3 % et + 3,7 % attendus par la CE).

Vigilance sur la sylviculture et le numérique

Pays hautement industrialisé mais dont l’Agriculture et à l’Agroalimentaire restent limités hors Produits laitiers, la Finlande présente une économie qui dépend fortement du commerce extérieur, en particulier des exportations:

  • d’Hydrocarbures,
  • des produits issus de la transformation du Bois & Papeterie,
  • de l’Automobile,
  • de la Mécanique,
  • de la Métallurgie,
  • de l’Électronique
  • et du Numérique.

La baisse de la productivité risque d’affecter la compétitivité de la Finlande en matière de coûts sur ses principaux marchés clients à l’issue de la crise pandémique, sans compter que les impacts sur les Tourisme et les Loisirs devraient également impacter les Services au niveau national.

Bretagne: un marché source de déficits structurels

Évolutions des échanges de marchandises France-Bretagne avec la Finlande depuis 2016

Source : Douane française

 

Figurant au rang de 18e fournisseur et de seulement 49e client régional, la Finlande fournit d’une manière très dynamique des secteurs variés allant des produits de la transformation du Bois à la Chimie en passant par les Hydrocarbures, les Produits laitiers ou la Métallurgie.

La Bretagne n’affiche que peu de secteurs excédentaires à l’export en dehors de la Plasturgie, de l’Électronique, des Viandes, de la BVP ou de l’Automobile.

 

 

Source : Douane française

 

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