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Biens de conso

Globalement pour les près de 800 entreprises dans le secteur des biens de consommation, les chiffres d’affaires sur les dernières années sont stabilisés au prix d’efforts de commercialisation décuplés.

Pour certaines entreprises majoritairement dépendantes du marché français, on notera une baisse qui les fragilise. Les zones de développement commercial restent souvent l’Europe par sa proximité géographique et réglementaire et par la facilité de mise en oeuvre des transactions. Suivant les produits, les zones de développement sont la Russie, les Emirats Arabes Unis et l’Asie. L’Amérique du Nord continue de susciter de l’intérêt du fait de l’économie américaine mais de nombreuses interrogations sont apparues depuis l’arrivée du nouveau locataire à la Maison Blanche (« America first »)

 

L’international est vu par bon nombre d’entreprises du secteur comme une chance, une opportunité à saisir. Mais du fait, entre autres, des trésoreries extrêmement tendues et de la taille critique insuffisante, beaucoup d’entre elles ne franchissent pas encore le pas tout en continuant cependant à se tenir informées.

Rares sont les entreprises de ce secteur qui n’ont pas développé depuis la crise de 2008 de véritable expertise sourcing (principalement Asie et Maghreb) pour tenter de reconstituer leur marge, faire face au caractère atone du marché intérieur (encore une petite croissance en 2016, 1,1%) et concentrer leurs efforts ainsi que la prospection export sur les marchés européens, élargis à quelques pays de l’Est et du Moyen-Orient, voire en Asie pour les produits de luxe où le « Made in France » signifie encore quelque chose.

Hormis le secteur des produits cosmétiques et bien-être composé d’une centaine d’acteurs en Bretagne, principalement TPE/PME, qui elles participent à des salons internationaux (Cosmoprof, In-Cosmetics…), il n’y a peu, voire pas, de démarches collectives mises en place dans des activités comme l’ameublement, l’art de la table, le prêt à porter… et beaucoup d’entre elles ne sont actives hors Hexagone qu’à l’opportunité et de façon sporadique sur des marchés de niches.