Mis à jour le 06/04/2021

Regroupant diverses catégories de produits, les arts et loisirs bretons ont affiché des exportations en forte baisse, soit ~ 133 M€ (- 22 %) tandis que la valeur des importations a moins ralenti, atteignant ~ 249 M€ (- 9 %) et conduisant à un solde déficitaire de ~ 115 M€ en 2020.

Alors que les articles de sport, les jeux ou la joaillerie ont progressé, l’édition, l’imprimerie, l’audiovisuel, la musique ont pâti de la conjoncture.

Des ralentissements nets au niveau français

Reflétant un contexte morose pour le luxe, les activités culturelles et le divertissement, la valeur des exportations françaises a chuté de – 27 % au global, pour atteindre ~ 15 Mds€ alors que les importations sont descendues à ~ 19 Mds€ (- 20 %).

Moteurs à l’export (~ 6,4 Mds€, – 37 %), l’horlogerie et surtout la joaillerie ont particulièrement chuté du fait des restrictions qui ont pesé sur les mobilités et le tourisme, alors que les importations (~ 5,8 Mds€, – 40 %) ont également été plombées.

Les activités liées à la production artistique, photographique, audiovisuelle et musicale ont également été davantage freinées dans leurs exportations (~ 2,3 Mds€, – 26 %) que leurs importations (~ 2,8 Mds€, – 10 %), de même pour les activités liées à l’édition et à l’impression, pour qui elles ont atteint respectivement ~ 2,8 Mds€ (- 15 %) et ~ 3,9 Mds€ (- 6 %).

Les articles de sport, les jeux et jouets ainsi que les accessoires et bibelots ont un peu mieux résisté à l’export mais sont restés déficitaires.

Baisses généralisées sur les marchés clients

Durablement impactées par la conjoncture et les confinements, les exportations bretonnes ont affiché des baisses tout aussi marquées qu’au niveau national, en particulier du fait de la chute drastique de la demande aux USA, en Chine, au Japon, et sur l’ensemble des marchés européens limitrophes (Belgique, Royaume- Uni, Espagne, Suisse, Pays-Bas, Italie), à l’exception notable de l’Allemagne, dont la demande a progressé, hissant le pays au rang de 1er débouché en 2020.

Dans le détail des différents segments, la situation est toutefois plus contrastée, sans nécessairement refléter les tendances françaises, la contribution de la Bretagne aux échanges nationaux demeurant faible au global.

Des évolutions pondérées selon les segments

Les activités liées à l’édition et à l’impression ont ainsi vu leurs exportations directes chuter à ~ 33 M€ (- 40 %) et leurs importations à ~ 76 M€ (- 18 %), creusant leur déficit (- 44 M€).

Les activités liées à la production artistique, photographique, audiovisuelle et musicale ont également été plombées à l’export (~ 28 M€, – 21 %) alors que leurs importations sont restées conséquentes (~ 42 M€, – 7 %), menant à un déficit accru (- 14 M€).

Face à des importations ralenties (~ 24 M€, – 8 %), les articles de sport ont été soutenus par des exportations en progrès (~ 22 M€, + 2 %), notamment à destination des marchés limitrophes européens, et ont à l’inverse renfloué en partie leur déficit (- 2 M€).

L’horlogerie et la joaillerie bretonnes ont également tiré leur épingle du jeu grâce à une hausse notable de leurs exportations (~ 5 M€, + 14 %), compensant les pertes affichées en Allemagne et au Japon par le développement de nombreux marchés comme la Belgique, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Portugal, les USA…

La hausse des importations (~ 10 M€, + 9 %) a toutefois maintenu le segment en situation de déficit (- 5 M€). De leur côté, les jeux et jouets ont aussi présenté une solide progression à l’export (~ 9 M€, + 16 %), favorisée par une demande en hausse sur la plupart de leurs marchés clés mais leur déficit a été maintenu (- 30 M€) en raison de la hausse de leurs importations (~ 37 M€, + 5 %).

 

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