agriculture-image

Agriculture, aquaculture, pêche

Le secteur agricole, qui a connu une année contrastée en 2016, est toujours extrêmement important pour l’économie Bretonne :

  • 4.5% des emplois en Bretagne (2 fois la moyenne nationale)
  • 62% du territoire est consacré à l’agriculture
  • 1 poulet français sur 3 est produit en Bretagne
  • Plus de 50% du cheptel porcin et 21 % du cheptel laitier français sont en Bretagne

Le secteur agricole breton, a bien vécu une année 2016 difficile. En effet, au-delà des évènements politiques de l’année qu’il est inutile de préciser, de nombreux faits majeurs impactant l’agriculture française et donc bretonne sont à recenser : intempéries, importations chinoises de viande de porc, tensions sur la filière lait, grippe aviaire, ouverture de l’Iran, poursuite de l’Embargo Russe, etc…

Cependant, après plusieurs années de crise, certains secteurs semblent, depuis le début de l’année 2017, vouloir relever la tête sous couvert d’un environnement international porteur. Pour exemple, la filière porcine connait, depuis le début de l’année, une montée marquée des prix du porc pour atteindre en avril, un niveau record à cette période pour une référence en Euro. De son côté, la filière laitière, après un plus bas niveau en 2016, relève progressivement la tête de l’eau, avec une remontée des prix amorcée depuis le dernier trimestre 2016, plus en lien avec une demande mondiale grandissante.

Dans ce contexte assez volatile et incertain, les entreprises bretonnes ont, plus que jamais, continué leurs démarches de développement à l’international. La maturité du secteur face à l’exportation pousse les entreprises à explorer toujours plus encore de nouveaux territoires :

  • Iran : ce pays suscite un intérêt grandissant de la part des entreprises du secteur agricole : besoin de technologie, de savoir-faire et d’expertise et surtout, ouverture récente du marché. Néanmoins, la problématique principale à ce jour reste le rapatriement des fonds, obligeant parfois certains montages financiers par toujours simples ;
  • Afrique francophone et anglophone : dans ce secteur à très fort potentiel, nos entreprises françaises ne sont malheureusement pas assez représentées localement face à nos voisins européens (Pays Bas, Allemagne, Danemark…). La faute, souvent, à une difficulté de financement des partenaires locaux et à une certaine réticence des entreprises françaises à investir vs les concurrents européens (régulièrement soutenus par leur gouvernement).
  • Asie du Sud Est : Le potentiel marché est toujours bien présent, comme l’a démontré le salon VIV Asia, toujours autant pourvoyeur de business. La zone a un réel besoin de technologie, et notre expertise bretonne est souvent bien appréciée.

On peut noter également un regain d’intérêt pour les pays de l’Est (Russie, Ukraine) et aussi pour l’Amérique du Sud (Mexique, Pérou, Chili…).

La prochaine étape pour les sociétés exportatrices, sera à terme, de développer des partenariats locaux (suivant les zones) en privilégiant l’association, la Joint-Venture, l’investissement local.

Que pouvons-nous nous souhaiter pour les mois à venir ? Que les dernières tendances positives observées récemment dans certains secteurs se poursuivent et entraînent, renforcent dans leur sillage le regain d’optimisme constaté fin 2016.