Mis à jour le 11/05/2020

Faïza Hachkar, de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc, et prestataire agréée de BCI, nous fait part, des évolutions et des impacts réglementaires, économiques et sectorielles liées au coronavirus.

Quelles sont les évolutions réglementaires ?

Prolongation jusqu’au 19 juin 2020, en raison de la situation sanitaire, de la période transitoire pour la mise en oeuvre du nouveau système de contrôle des produits industriels.

La CGEM (patronnat marocain) a mis en place un kit de normes sanitaires et d’hygiènes stricte pour les entreprises qui reprendront leur activité à compter du 20 mai.

Comment se présente le plan de soutien à l’économie et aux entreprises ?

Mise en place d’un fonds de soutien pour l’économie qui a accumulé près de 3 Mds EUR par l’Etat et soutenu par des dons privés et des fortunes locales.

Annonce par l’UE d’une contribution exceptionnelle de 450 M EUR à ce fonds.

Création d’un Comité de Veille Economique.

Suspension du paiement des charges sociales jusqu’en juin 2020 ainsi que report des échéances de crédit bancaires pour les TPE.

Garantie de l’Etat pour les nouvelles lignes de crédits bancaires accordées aux PME et TPE.

Mise en place d’une indemnité pour les personnes se retrouvant au chômage (environ 700000 personnes concernées), et d’aides pour le secteur informel (allocation minimum).

07/04 : Assouplissement des procédures liées aux marchés publics (notamment pour la soumission électronique, la publication des avis d’appels d’offres et les délais d’exécution des marchés publics).

09/04 : Pour les entreprises en difficulté, possibilité de reporter ses cotisations CNSS en formulant la demande avant le 10 du mois.

20/04 : Nouvelles mesures de soutien annoncées par le Comité de Veille Economique.

Mise en place d’un crédit à taux 0 pour les autoentrepreneurs.

Possibilité d’étaler les dons et charges liées à l’état d’urgence sanitaire sur 5 ans.

Extension du dispositif de garantie publique « Damane Oxygène » aux entreprises immobilières.

L’AFD a annoncé un financement budgétaire de 100 M EUR à l’Etat marocain, auquel s’ajoutent 50 M EUR pour les entreprises publiques et des lignes de crédit à hauteur de 130 M EUR à FINEA et au Crédit Agricole du Maroc pour le financement des TPME.

Quels sont les impacts sectoriels ?

Filière agroalimentaire

La filière fruits et légumes marocaine bénéficie du report de la demande habituellement adressée à l’Espagne ou l’Italie, avec une forte croissance d’activité. Les filières agricoles et agroalimentaires sont considérées comme essentielles et seront en première ligne du plan de relance sectoriel que mettra en place le gouvernement marocain.

Filière santé

Certification en cours d’un certain nombre de fabricants désignés par le ministère de l’Industrie pour la fabrication de produits et équipements destinés à la lutte contre le Covid-19.

L’autorisation d’exporter des masques devrait être donnée à compter du 1er juin par le ministère de l’Industrie, après s’etre assuré de l’autosuffisance pour le pays.

Autres filières / secteurs

Inquiétude dans le secteur du transport aérien avec la possibilité que la RAM ne puisse pas reprendre ses vols avant la fin de l’été, nécessitant ainsi un soutien financier de grande ampleur de la part des autorités marocaines.

Le numérique / la digitalisation des entreprises sera au cœur du plan de relance pour développer la compétitivité des entreprises marocaines.

La Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc propose également un état des lieux des aides mises en place par le Maroc pour soutenir les entreprises et les salariés marocains.

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