Mis à jour le 24/04/2018

Le Japon est une destination prestigieuse, un marché exigeant et prospère, un passeport pour l’Asie.

En 2017 la conclusion d’un accord de partenariat économique entre l’Union Européenne et le Japon ouvre de nouvelles opportunités pour rendre les produits alimentaires français plus accessibles sur le marché Japonais. Marché de plus de 126 millions d’habitants au pouvoir d’achat plus élevé que le nôtre. Saurons-nous saisir cette opportunité ?

Dans le cadre d’un atelier d’information organisé au sein des Bretagne Commerce International, Madame Sabine HOFFERER, Conseillère pour les affaires agricoles à Ambassade de France au Japon ainsi que Monsieur Jean-Charles CROUIN en charge de la Commission Asie Pacifique des Conseillers du Commerce Extérieur ont exposé aux entreprises bretonnes les changements et modifications à venir .

Le contenu

  • Données économiques globales
  • Les opportunités ouvertes par l’accord de libre-échange UE Japon
  • La situation de l’offre française et de ses filières
  • Les tendances de consommation et les évolutions du comportement d’achat
  • Les chiffres de l’importation et les échanges avec la France
  • La distribution
  • Le e-commerce.
  • Les questions sanitaires et phytosanitaires

 

Que faut-il retenir  ?

 

Retour de Eric Vouland – Chargé d’Affaires agroalimentaire au sein de BCI

 

Nos intervenants ont présenté le marché agro-alimentaire au Japon, avant de faire le point sur l’état d’avancement des accords de libre-échange entre l’Union Européenne et le Japon. Ce qu’il faut retenir :

La qualité du produit, la sécurité alimentaire et la santé liée à l’alimentation sont des préoccupations fortement ancrées dans l’esprit des Japonais.

Les Japonais accordent également une grande importance à l’emballage et à la présentation du produit

La distribution est complexe et structurelle, liée à des contraintes logistiques et de stockage

L’accord de libre-échange supprimera la grande majorité des droits de douane des produits industriels

L’accord de principe a été signé en juillet 2017, mais les négociations seront finalisées en 2018, pour une entrée en vigueur au printemps 2019.

L’état d’avancement  des négociations a été présenté, filière par filière.

Par exemple, pour la viande de bœuf, les droits de douane devraient passer de 38,5% à 9% en 15 ans pour un volume de 43 500 tonnes. A noter que pour la filière volaille, la régionalisation, en cas de crise sanitaire, n’est actuellement pas reconnu par le Japon, mais que des négociations sont en cours pour faire reconnaitre ce principe.

Mon conseil : j’ai eu l’opportunité de travailler avec plusieurs clients japonais dans le passé. Il faut savoir s’armer de patience et être à l’écoute de ses clients pour pénétrer ce marché. Les  discussions peuvent être très longues et donner lieu à beaucoup d’incompréhensions et de malentendus. Les différences culturelles sont sans commune mesure avec celles que l’on peut connaitre avec d’autres pays. Mais l’amour de la gastronomie et des produits de qualité sont des points qui nous rapprochent. Les Japonais sont des clients fidèles lorsque l’on se montre capable de répondre à leurs exigences. Et les efforts consentis peuvent générer des progrès indéniables dans la maitrise de certains critères qualité. J’ai personnellement pris beaucoup de plaisir et beaucoup appris à leur contact.

 

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