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MISSION SECTORIELLE NAVAL SCANDINAVIE 2017

Publié le 10/10/2017NORVEGE > FINLANDE > ESTONIE

5 jours pour découvrir l’industrie navale dans 3 pays. Une mission découverte menée tambour battant pour avoir une vision complète des chantiers et des armateurs norvégiens, finlandais et estoniens.

 

Fin septembre, 6 entreprises bretonnes étaient en Norvège, Finlande et en Estonie pour y découvrir l’industrie navale. Au programme de cette visite organisée par Bretagne Commerce International en partenariat avec Bretagne Pole Naval : des visites de chantiers, armateurs, clusters, compagnies maritimes, etc, auxquels, seules, les entreprises auraient eu très difficilement accès.

  • Norvège : ULSTEIN VERFT, KLEVEN MARITIME, BLUE MARITIME CLUSTER, GCE BLUE MARITIME CLUSTER et son Offshore simulator Centre
  • Finlande : SUOMENLINNAN LIIKENNE OY, ARTECH HELSINKI SHIPYARD OY, ALMOCO GROUP, MEYER TURKU OY
  • Estonie : BALTIC WORKBOATS SHIPYARD, TS LAEVAD – OPÉRATEUR INTER-ÎLES, TALLINN SHIPYARD

Avoir accès aux leaders de l’industrie navale nordique

Les objectifs qui motivaient les participants étaient multiples :

  • Bénéficier d’un programme clef en main qui optimise le temps et les efforts et permet de se concentrer sur les rendez-vous
  • Avoir une bonne compréhension de l’industrie navale dans les pays
  • Avoir accès à des acteurs incontournables du secteur

 

Intérêt pour les moyens de propulsion propres

Auparavant, l’industrie navale de ces pays se concentrait surtout sur l’activité offshore. Après la crise pétrolière, celles-ci se sont redéployées sur des bateaux à passagers. Les Estoniens qui, main d’œuvre bon marché oblige, arrivent à produire des bateaux de qualité de A à Z, ont fait particulièrement forte impression. Les Norvégiens et Finlandais, font plus d’intégration, notamment celle des coques, fabriquées en Pologne.

La mission a permis d’avoir une vision à 360° des marchés et savoir-faire scandinaves et estoniens. Elle a notamment confirmé l’intérêt des pays nordiques pour les moyens de propulsion “propres” (diesel électrique, hybride, tout électrique). Cependant, il ne faut pas se leurrer, ces marchés ne sont pas faciles pour les Bretons (ou les Français de manière générale). Les pays visités disposent d’un savoir –faire pointu et s’ils devaient avoir besoin d’une compétence manquante, ils regarderaient en priorité chez leurs voisins. Avec une nuance toutefois pour l’Estonie, qui par sa jeunesse, n’a pas d’alliance particulière avec d’autres pays voisins.

 

A en croire les retours des participants, tous semblent satisfaits de cette mission, tant par le fond que par la forme. L’organisation de qualité et l’accompagnement professionnel particulièrement compétent ont donné un éclairage judicieux à l’ensemble de la mission. Le fait de se déplacer à plusieurs entreprises donne plus de poids à l’ensemble et crédibilise les participants, ouvrant ainsi les portes de nombreux acteurs.

Tous saluent également la qualité de l’accueil de notre délégation par nos interlocuteurs nordiques. Tous les chantiers et  compagnies maritimes ont pris du temps pour la recevoir, bien expliquer leur activités, bien écouter les présentations.

Enfin, même si cela peut sembler paradoxal, une telle mission à l’étranger permet de créer ou resserrer des liens entre entreprises bretonnes, ce qui peut même déboucher à des opportunités d’affaires une fois de retour en Bretagne.

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LES MARCHES

  • La Finlande :

L’industrie maritime finlandaise réalise un chiffre d’affaires de 5,4 Mds EUR et emploie environ 21 000 personnes en Finlande. Le pays a développé une compétence mondiale dans les chantiers navals, que ce soit les bateaux de croisière, les ferries ou les bateaux brise-glace. Plus de 90% de sa production sont exportés, surtout à destination d’autres pays de l’Europe et vers la Russie.

  • L’Estonie :

L’industrie maritime en Estonie est aussi diversifiée que pointue. Elle se concentre principalement près de la capitale Tallinn mais aussi sur l’ile de Saaremaa. Le chiffre d’affaires du secteur maritime est de 1,7 Mds EUR dont 520 millions EUR  peuvent être directement attribués à la construction navale civile.

  • La Norvège :

La Norvège se classe 10ème sur le classement des pays qui possèdent et contrôlent le plus de navires dans le monde (en milliers de tpl). La Norvège fut pendant longtemps la 2ème flotte marchande mondiale, et s’est progressivement reconvertie vers une flotte de plus en plus technique, liée à l’industrie pétrolière offshore. En 2014, on dénombrait plus de 110 000 emplois dans cette industrie, produisant une création de valeur de près de 21 Mds EUR chaque année.